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En période de crise : marcher vers le bonheur

Deux personnes promenant des chiens au parc de la Rivière-du-Moulin.

Des gens choisissent d'aller se dégourdir les jambes à l'extérieur.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C’est connu, l’exercice physique est un remède à bien des maux. En cette période exceptionnelle marquée par l’isolement, beaucoup choisissent de pratiquer des activités extérieures pour se changer les idées et s’oxygéner. Ils optent pour la marche du bonheur.

Gratuite, accessible et énergisante. La marche, tout comme la course à pied, permet de faire le vide et de remplir ses poumons d’air frais. Dans le contexte actuel, ces formes d’activité physique sont vues comme un antidote à la déprime et à la morosité.

C’est élémentaire comme on dit. Je ne vois pas pourquoi on s’en priverait. Rester dans les maisons, ça ne donne rien. Il faut bouger, dit Jean Rouleau, qui marchait dans les sentiers du parc de la Rivière-du-Moulin sous une fine neige, lorsque rencontré par Radio-Canada mardi matin.

On s’adapte à cette nouvelle réalité qui est pleine d’imprévus et d’incertain. Prendre l’air, c’est un minimum pour continuer de bien aller, a fait valoir une marcheuse.

Dans les quartiers ou dans les parcs, les espadrilles et les bottes de marche sont de mise. Surtout lorsque la solitude et le besoin de s’évader se font sentir.

En solo ou en famille, le plein air est un véritable pied de nez au stress provoqué par la pandémie de coronavirus.

Des fois, on se sent plus nerveux. On part et ça nous apaise. C’est comme un antidépresseur naturel, a relevé une skieuse, qui n’a pas dérogé à ses bonnes habitudes depuis l’implantation de mesures d’urgence par le gouvernement.

Distinguer la peur de l’anxiété

Se faire du bien est une nécessité absolue, dit le psychologue Louis Legault, pour traverser cette crise sans précédent dont les tenants et les aboutissants bouleversent le quotidien de tout le monde.

Il y a des gens qui vont se tourner vers la lecture, vers l’écriture, vers le fait d’écouter des séries télé, le fait de bouger dehors. D’ailleurs, dehors, les virus sont pas mal moins virulents, dirons-nous. Il faut rester en vie et trouver la façon qui nous plaît le plus pour pouvoir se mettre quelque chose de positif en tête, conseille le psychologue et directeur d’école.

Le psychologue Louis Legault

Le psychologue Louis Legault croit qu'il faut trouver des activités qui font du bien au corps et à l'esprit en cette période de crise.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

Aller à l’extérieur, bouger et sécréter des endorphines – ces fameuses hormones du bonheur – sont des moyens salvateurs qui permettent de lutter contre l’anxiété et la peur ressenties par certains en contexte de grande incertitude.

La peur, c’est une réaction qui est normale à une menace qui est réelle. Je vois un chien qui arrive, j’ai peur, c’est normal. Ça, c’est un réflexe humain. L’anxiété, c’est le même phénomène, mais une peur que l’on invente, que l’on imagine. Il ne faut pas verser, à l’heure actuelle, dans cette anxiété-là.

Trois enfants sur des traîneaux dans la neige.

Sortir prendre l'air permet de se distraire durant cette période où la distanciation sociale est de mise.

Photo : Radio-Canada

Les familles confinées à la maison avec leurs enfants doivent faire contre mauvaise fortune bon cœur.

C’est un antidote, comme vous le dites, donc il ne faut pas rester toujours cloîtré. C’est le moment de faire des activités, prendre une pause et rester en famille. Les fins de semaine sont trop courtes. Il faut préparer la semaine. Là, j’ai eu le temps de prendre quelques jours pour rester avec les enfants, a confié un père de famille, rencontré au parc urbain alors qu’il glissait avec ses trois fils.

Rien de mieux qu’une météo clémente et de la neige à profusion pour tenter, tant bien que mal, de se distraire et de faire le plein de bonheur.

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