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L’adaptation au télétravail difficile à la Ville de Sherbrooke

Prise de vue extérieure du garage municipal de la Ville de la Sherbrooke en hiver.

Le Centre Jean-Charles-Côté de la Ville de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Laurent Ulrich

Radio-Canada

À la Ville de Sherbrooke, les cols blancs ont de la difficulté à se faire autoriser le travail à la maison. Pourtant, le gouvernement du Québec demande à tous les employés qui le peuvent de faire du télétravail pour limiter la propagation de la COVID-19 .

On est conscients que c’est une situation exceptionnelle. Je ne veux pas tomber sur la tête de personne, mais le syndicat trouve que la Ville n’en fait pas assez pour assurer la protection et la santé de ses employés, déplore le conseiller syndical au Syndicat des fonctionnaires municipaux et professionnels de la Ville de Sherbrooke, Gaétan Desnoyers.

Le conseiller syndical soutient qu’il est particulièrement difficile pour les employés d’obtenir l’autorisation de leur superviseur pour effectuer du travail à la maison. Le télétravail, c’est la dernière solution, alors que ça devrait être la première, souligne-t-il.

Il rapporte que certains employés se sont fait refuser le télétravail parce qu’ils ont un enfant à la maison et que ce dernier nuira à leur concentration.

Selon M. Desnoyers, la Ville a une ancienne philosophie et ne comprend pas que le télétravail dans la situation actuelle sert justement à arranger les parents qui doivent garder leurs enfants chez eux.

Gaétan Desnoyers assure que les employés sont prêts à modifier leur horaire de travail et à reprendre des heures une fois la situation rétablie.

Il craint présentement que des employés doivent plutôt s’absenter du travail pour cause de maladie ou encore pour s’occuper de leurs enfants. Il espère que les travailleurs n’auront pas alors à prendre leurs congés annuels ou encore des congés sans solde.

Actuellement, ce sont 52 employés municipaux qui sont en isolement préventif en raison de la COVID-19. Parmi eux, 27 le sont pour éviter la propagation de possibles virus et 25 par obligations familiales. Des 1400 employés de la Ville de Sherbrooke, aucun n’a été contaminé à la COVID-19.

Ouverture au télétravail

La Ville de Sherbrooke est ouverte au télétravail, mais il doit être inscrit dans un plan bien défini en fonction de l’évolution de la situation explique le coordonnateur des mesures d'urgence, Stéphane Simoneau. Il rappelle d’ailleurs que la Ville est toujours en mode pré-alerte.

Au conseil municipal, seul le conseiller Vincent Boutin est en isolement préventif. Revenant de voyage, il s’est placé en isolement volontaire. À part M. Boutin, tous les autres élus étaient présents lors de la séance du conseil lundi soir.

Fermer les bâtiments municipaux?

Le syndicat aimerait aussi que la Ville de Sherbrooke ferme au public ses bâtiments municipaux à l’instar de ce qui a été fait au cours des derniers jours dans d’autres municipalités estriennes.

Gaétan Desnoyers assure que les employés désirent poursuivre les services à la population, mais par téléphone ou en ligne plutôt que par les comptoirs de service.

Ils ont fait leur conseil [municipal] à huis clos hier soir [...] si c’est bon pour eux, c’est bon pour nous aussi.

Gaétan Desnoyers, conseiller syndical au Syndicat des fonctionnaires municipaux et professionnels de la Ville de Sherbrooke

Selon lui, au moins 17 personnes se sont rendues, lundi uniquement, au bâtiment municipal situé sur la rue des Grandes-Fourches. On aurait alors demandé aux employés d’apposer une ligne rouge au sol, à un mètre du comptoir de service, derrière laquelle les visiteurs doivent rester pendant qu’un employé municipal les questionne sur leur état de santé.

Une mesure que dénonce le syndicat. Les citoyens vont comprendre, conclut Gaétan Desnoyers.

Pour sa part, Stéphane Simoneau assure que la Ville se fie aux recommandations ministérielles et considère que des mesures adéquates quant au niveau d’alerte ont été mises en place.

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