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COVID-19 et de possibles inondations : des inquiétudes en Outaouais

Le village de Quyon, entouré d'eau.

Le village de Quyon, dans la municipalité de Pontiac, a été durement touché par les inondations en 2017 et 2019.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

La décision du gouvernement du Québec de ne pas mettre sur pied de centres pour les sinistrés en cas d'inondations cette année soulève l’inquiétude de certains maires de petites municipalités de l’Outaouais.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, a confirmé lundi aux municipalités touchées ces dernières années par les inondations que les sinistrés devront être hébergés ailleurs que dans des centres communautaires pour éviter les risques liés à la propagation de la COVID-19.

Mme Guilbault leur suggère de prévoir déjà des endroits, comme des hôtels ou des résidences universitaires, pour accueillir leurs citoyens touchés et affirme que les municipalités devront faire preuve de créativité si des inondations devaient survenir.

La mairesse de Pontiac, Joanne Labadie, s’inquiète et estime que la municipalité n’a pas les ressources pour faire face seule à une telle crise.

Joanne Labadie répond aux questions du journaliste.

La mairesse de la municipalité de Pontiac, Joanne Labadie.

Photo : Radio-Canada / Laura Osman

Nous, on recherchait un peu plus d’appui de la part de la ministre en cas d’une autre inondation, affirme Mme Labadie. On n’a pas la possibilité d'agir sans l’appui de tous nos partenaires.

Moi je cherche des réponses, des solutions, des directives plus claires. Mais de nous donner l’autonomie d’être plus créatif c’est pas très rassurant, ça ne me donne rien.

Joanne Labadie, mairesse de la municipalité de Pontiac

Le maire de St-André-Avellin, Jean-René Carrière, ne prévoit pas de crue printanière semblable à celle de l’an dernier. Il reconnaît cependant qu’une situation d’urgence, où les municipalités devraient faire face à la fois aux inondations et à la propagation du coronavirus, serait un très grand défi.

Si on devait évacuer avec un mot d’ordre d’isolement, faudra être tricotés serrés et faire beaucoup d’appels pour s’arranger, mentionne M. Carrière.

Maxime Pedneaud-Jobin à l'aréna Beaudry.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, lors de la corvée de sacs de sable à l'aréna Beaudry en 2019.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Les bénévoles : un défi

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, reconnaît que la situation pourrait être difficile pour les plus petites municipalités, mais il croit aussi que le nombre de bénévoles disponibles pourrait poser problème, même à Gatineau.

Il y aurait certainement moins de bénévoles disponibles et on ne voudrait pas qu’ils travaillent de la même façon [que lors des corvées des dernières inondations] pour ne pas qu’ils se contaminent les uns les autres.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

On a une capacité de préparation un peu plus grande que certaines villes plus petites, mais on doit tenir compte du virus, parce que si on avait inondations et virus en même temps, ça changerait nos façons de faire, croit M. Pedneaud-Jobin.

L'ingénieure en chef de la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais, Manon Lalonde, estime qu’il est encore trop tôt pour prédire s'il y aura des inondations ce printemps.

On voit des signes quand même qui sont de bon augure pour ce qui s’en vient à plus long terme, entre autres on voit régulièrement de petits redoux, affirme Mme Lalonde.

Ça fait en sorte qu'il y a une partie du couvert neigeux qui va pouvoir partir, fondre et quitter le bassin versant et ensuite le temps froid revient, ça vient ralentir la fonte, ça fait que les niveaux et les débits dans les rivières n’ont pas la chance de monter très haut.

Manon Lalonde, ingénieure en chef de la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais

La ministre Guilbault a également invité les citoyens habitant des zones à risque à commencer à penser, par mesure préventive, à un endroit où ils pourront se loger en cas d'inondation cette année.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Avec des informations d'Antoine Trépanier

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