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Le secteur pétrolier frappé de plein fouet par un baril sous les 30 $ 

Deux hommes discutent devant de grands écrans sur lesquels s'affichent des données financières à la Bourse.

L'indice Dow Jones a perdu près de 13 % à la bourse de New York lundi.

Photo : The Associated Press / Craig Ruttle

Radio-Canada

La perspective d’une surproduction massive de pétrole couplée à la chute de la demande a fait passer le cours du baril de pétrole brut américain (WTI) sous les 30 $ et fait craindre des répercussions importantes pour le secteur de l’énergie au Canada.

À ces prix-là, je pense que la plupart des acteurs des marchés se voient à l’agonie, commente le directeur général de RS Energy Group, Ian Nieboer.

Lundi, le cours du baril de référence en Amérique du Nord, le WTI, a terminé la séance à 28,70 $, en perte de plus de 3 $. Mardi matin, le WTI s’échangeait à peu près au même prix à 10 h 30 (HE).

Beaucoup d'entreprises pétrolières canadiennes ont aussi vu le cours de leur action enregistrer un net repli, comme Canadian Natural Resources (CNRL), avec une perte de 27 %.

Guerre des prix et surproduction

Cette baisse de prix va peser davantage encore sur les producteurs pétroliers et les gouvernements qui ont construit leurs prévisions sur des cours bien supérieurs. Le gouvernement albertain, par exemple, table sur un prix moyen de 58 $ pour son prochain exercice financier.

La baisse des cours a été initialement provoquée par le ralentissement de la demande en raison de la pandémie de coronavirus. Elle s’est accentuée quand l’Arabie saoudite a lancé une guerre des prix. Depuis, le WTI a perdu environ 23 % de sa valeur.

Baisse des forages

Le monde est témoin de la constitution possible de la plus importante surproduction mondiale de pétrole jamais enregistrée, décrit un rapport de IHS Markit.

La surproduction pourrait atteindre 800 millions à 1,3 milliard de barils au cours des six premiers mois de 2020, estime le rapport, qui parle d’une situation extraordinaire.

Les entreprises canadiennes ont commencé à revoir à la baisse leurs plans de dépenses pour 2020 et les observateurs s’attendent à voir ce genre d’annonces se multiplier. L’analyste Tim Monachello, d'AltaCorp Capital, projette une baisse de 31 % du nombre de forages au Canada pour le reste de l’année.

Avec les informations de Reuters, et La Presse canadienne

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