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Manawan, Opitciwan et Wemotaci fermées aux visiteurs extérieurs

Une camionnette garée devant un poste de police.

Un véhicule policier devant le bâtiment du service de Sécurité publique de la communauté d’Opitciwan, en Haute-Mauricie.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Les communautés atikamekw de Manawan, Opitciwan et Wemotaci ont décidé de fermer l’accès à leurs communautés aux visiteurs externes dont la venue ne répond pas à un besoin essentiel pour les habitants. Cette mesure fait partie du plan d’urgence sanitaire mis en place par le Conseil de la Nation Atikamekw (CNA) et les conseils de bande des trois communautés pour faire face à la pandémie de COVID-19.

L’interdiction d’entrée dans les communautés est en vigueur depuis lundi. La sécurité publique des communautés contrôlera les entrées dans les trois communautés tant que l’état d’urgence sanitaire sera déclaré.

Le contexte de la crise sanitaire du COVID-19 met en exergue la vulnérabilité de nos communautés qui, éloignées et contraintes par un manque criant de logements, nous oblige à un maximum de précautions pour éviter l’émergence d’un moindre cas de COVID-19, a déclaré par voie de communiqué Constant Awashish, grand chef de la Nation Atikamekw. Une propagation du virus pourrait rapidement prendre des proportions dans les conditions qui sont les nôtres actuellement.

Des délais critiqués du côté des autorités régionales de la santé

Le CNA et les communautés de Manawan, Opitciwan et Wemotaci dénoncent par ailleurs des délais trop longs de la part des services régionaux de la santé.

Ils soulignent des retards pour obtenir des informations, notamment concernant l’obtention d’équipements qu’ils qualifient d’indispensables pour les opérations des centres de santé locaux.

Le Conseil de la Nation Atikamekw comprend la situation actuelle, mais souhaite néanmoins interpeller les pouvoir publics sur les réalités particulières des communautés autochtones et le besoin de communications plus systématiques.

Le CNA signale par ailleurs un manque de masques et rappelle que les capacités en termes de transport et d’isolement des patients sont limitées dans les communautés.

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Mauricie et Centre du Québec

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