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COVID-19 : le quart des PME ne survivront pas plus d'un mois, dit la FCEI

Une jeune femme magasine des vêtements.

L'impact de la pandémie se fait lourdement sentir chez les petites et moyennes entreprises, indique la FCEI.Ok

Photo : iStock / Prostock-Studio

La Presse canadienne

Environ 25 % des petites et moyennes entreprises (PME) du Québec ne survivront pas plus d'un mois à la forte baisse de leurs revenus provoquée par la crise de la COVID-19, selon les résultats d'un sondage préliminaire rendu public mardi par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

Pour que la baisse de revenus soit considérée comme forte par la FCEI, elle doit être supérieure à 50 %.

À l'échelle canadienne, la moitié des propriétaires de PME ont signalé une baisse des ventes, tandis que 40 % d'entre eux ont remarqué un recul de revenus de plus de 25 % selon le sondage en ligne amorcé le 13 mars.

Les impacts économiques de la pandémie de COVID-19 coûtent en moyenne environ 66 000 $ aux PME canadiennes et 53 000 $ aux PME québécoises. Les secteurs les plus touchés sont l'hébergement et la restauration, les arts et les loisirs, la vente au détail et les services personnels.

Déjà, au Canada et au Québec, 44 % des PME ont réduit les heures de leurs employés et 18 % à 20 % ont commencé à faire des mises à pied temporaires, selon les données du sondage.

Nos employés peuvent essayer de se trouver du boulot. C'est leur décision. Ce n'est pas ce que nous souhaitons, mais nous les encourageons à demander l'assurance-emploi, a noté Gavin Hoey, gérant du Irish Embassy Bar & Grill de Toronto.

Ce qui nous coûte cher, c'est de continuer de payer le loyer et les factures de services publics, a-t-il signalé.

L'aide que les dirigeants de PME demandent aux gouvernements se résume à des allègements fiscaux temporaires, l'annulation de certaines hausses de taxes prévues et l'octroi de subventions salariales aux entreprises pour les aider à retenir leurs employés.

De plus, les PME ont dit espérer que les échéances pour produire les déclarations de revenus et de taxes soient repoussées et que les pénalités en cas de retard dans les versements soient annulées. Une annonce de Québec faite mardi répond en bonne partie à ces préoccupations.

Le sondage avait recueilli, en date de lundi, 8730 réponses de chefs de PME du Canada. À titre de comparaison, pour un échantillon probabiliste ayant un nombre égal de répondants, la marge d'erreur serait de plus ou moins 1 %, 19 fois sur 20.

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