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Certains vols internationaux peuvent encore atterrir au Nouveau-Brunswick

Les restrictions exemptent les vols au départ du Mexique et des Caraïbes.

Entrée de l'aéroport et périmètre de sécurité.

L'aéroport international Roméo-LeBlanc, vendredi soir à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Radio-Canada

À compter de mercredi, seuls les aéroports internationaux de Montréal, Toronto, Vancouver et Calgary pourront recevoir des vols internationaux, a annoncé lundi le premier ministre Justin Trudeau. Toutefois, des exemptions permettent à certains vols en provenance de « destinations soleil » d'atterrir au Nouveau-Brunswick.

Les aéroports du Nouveau-Brunswick offrent des vols pendant l'hiver vers les pays du Sud, appelés vols de destination soleil.

Les responsables des aéroports de Moncton et de Fredericton affirment que ces vols, en provenance du Mexique et des Caraïbes, pourront atterrir dans la province.

Aéroport de Moncton.

Le directeur de l’aéroport de Moncton a annoncé que les vols en provenance du Mexique et des Caraïbes pouvaient encore attire à Moncton.

Photo : Radio-Canada / CBC

Les voyageurs canadiens peuvent revenir directement chez nous, assure Julie Pondant, porte-parole de l'aéroport international Roméo LeBlanc du Grand Moncton.

Mme Pondant rapporte que l'aéroport de Moncton propose normalement 14 vols par semaine. Ceux-ci sont répartis entre Sunwing et Air Transat.

Malgré les directives du gouvernement fédéral, il y a encore des vacanciers qui veulent partir vers les destinations du Sud, selon le président-directeur général de l’Aéroport international Roméo-LeBlanc du Grand Moncton, Bernard LeBlanc. 

Oui, il y en a encore des gens qui prennent des vols. On a vu une grosse diminution cette fin de semaine. Les gens ont changé leurs plans; beaucoup d’annulations de voyage, mais il y en a encore qui partent ou qui veulent partir, affirme M. LeBlanc durant une entrevue à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.

Une crise coûteuse pour l'Aéroport international Roméo-LeBlanc

L’impact financier pour les transporteurs aériens et l’aéroport international Roméo-LeBlanc sera indéniable selon Bernard LeBlanc.

Nous, ce sera un gros impact financier pour l’aéroport, mais surtout pour les lignes aériennes. Il y aura un changement du nombre de passagers et de la fréquence des vols, souligne-t-il.

Par ailleurs, l’aéroport du Grand Moncton et le réseau auquel il appartient ont envoyé une lettre au gouvernement fédéral pour lui demander d’alléger le fardeau financier engendré par la pandémie de la COVID-19.

Par exemple, on paie un bail au gouvernement fédéral d’un demi-million de dollars par année. Est-ce qu’il y a de la flexibilité de ce côté-là?, s'interroge M. LeBlanc.

Dans le Grand Moncton, on essaie d’éviter la mise à pied de travailleurs à l’aéroport international, d’après la direction. Des mesures ont été prises pour la sécurité des employés et des autres personnes qui fréquentent les lieux.

Je dirais que nos priorités sont de protéger les employés, les utilisateurs de l’aéroport et nos partenaires. On essaie de faire travailler les employés de la maison et pour ceux qui sont nécessaires du point de vue de l’opération, on essaie d’avoir des plans en place pour réduire le risque, explique Bernard LeBlanc.

Des vols annulés

Sunwing a annoncé lundi qu'elle interrompait la plupart des vols vers le Sud jusqu'au 9 avril en raison de la pandémie de la COVID-19. Le voyagiste dit vouloir concentrer ses ressources au rapatriement de ses clients qui se trouvent actuellement sous le soleil.

L'entreprise offre aux clients ayant réservé un voyage pendant cette période un remboursement complet en espèces ou un crédit voyage.

Consultez notre dossier : Tout sur la COVID-19 en Atlantique

Mme Pondant dit que l'aéroport n'a pas encore reçu de nouvelles d'Air Transat.

Kate O'Rourke, porte-parole de l'Autorité aéroportuaire internationale de Fredericton, annonce que l'aéroport dessert normalement quatre vols de la compagnie Sunwing. La plupart des vols de Fredericton sont des vols intérieurs.

Selon elle, cela signifie que les diverses restrictions de voyage annoncées lundi n'auront probablement pas autant de conséquences au Nouveau-Brunswick qu’ailleurs au pays.

Le contrôle des passagers de retour au pays est assuré par l'Agence des services frontaliers du Canada. L'agence a déclaré qu'elle augmentait les mesures de contrôle dans les aéroports en réponse à la COVID-19.

Les changements apportés aux vols internationaux font partie des mesures annoncées par Justin Trudeau lundi.

D'autres mesures comprennent l'interdiction d'entrée à tous les voyageurs qui ne sont pas citoyens canadiens, résidents permanents ou citoyens américains.

M. Trudeau a annoncé qu'aucune personne présentant des symptômes ne sera autorisée à monter à bord d'un vol à destination du Canada, et que les opérateurs aériens seront tenus de procéder à une évaluation de la santé de chaque passager, sur la base des lignes directrices de l'Agence de la santé publique du Canada.

Les voyageurs sommés de rentrer au Canada

Le gouvernement fédéral avait demandé aux Canadiens de rentrer chez eux.

Si vous êtes à l'étranger en ce moment, il est temps de rentrer chez vous, a déclaré Justin Trudeau, lundi.

Patrick Cameron, en voyage au Maroc depuis trois mois, n'est pas sûr que cela soit possible.

Patrick Cameron avec une planche de surf sur la tête.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Patrick Cameron a grandi au Nouveau-Brunswick, mais est en ce moment au Maroc. Il ne sait pas comment il pourrait retourner au Canada.

Photo : Avec la gracieuseté de Patrick Cameron.

Le Maroc a suspendu les vols commerciaux à l'entrée et à la sortie du pays et a fermé ses frontières en raison de la pandémie de coronavirus.

Je ne suis pas encore dans une grande panique, mais il semble que tout le monde panique, lance celui qui a grandi au Nouveau-Brunswick, dans une entrevue avec CBC, lundi.

M. Cameron dit qu'il essayerait normalement de prendre un vol jusqu’en Europe pour revenir au Canada, mais il craint que cela ne fonctionne pas étant donné les restrictions de voyage imposées par les différents pays sur ce continent.

Il dit qu'il ne se sent pas en danger là où il se trouve au Maroc, mais qu'il n’est pas sûr de pouvoir rentrer chez lui.

J'ai l'impression que si j'essayais de rentrer chez moi, je me mettrais presque à courir plus de risques, explique-t-il.

D'après un reportage de Shane Magee de CBC News.

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