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Le journal Le Citoyen met à pied 60 % de ses journalistes

Le bâtiment abritant les locaux des journaux régionaux.

Lexis Média produit les journaux L'Éclat et Le Citoyen.

Photo : Radio-Canada

Plus de la moitié des journalistes qui collaborent au journal Le Citoyen ont été mis à pied temporairement. Cette mesure concerne six journalistes qui étaient à l'emploi du journal jusqu'à lundi après-midi.

Elle survient dans le contexte où les annonceurs se retirent des médias écrits.

Le président du syndicat des journalistes de la presse écrite en Abitibi-Témiscamingue, Thierry de Noncourt, n'hésite d'ailleurs pas à faire le lien avec la pandémie de coronavirus.

«La partie patronale justifie ces mises à pied là par la chute des revenus publicitaires en lien avec la crise de la COVID-19, parce que les clients se sont désengagés, parce qu'il y a moins de commerce qui se fait», dit-il.

C'est une nouvelle qui vient d'en haut, c'est une décision qui n'a pas été prise dans la région.

Thierry de Noncourt, président du syndicat

Le journaliste Jean-François Vachon couvrait ironiquement le point de presse quotidien du premier ministre François Legault lorsqu'il a été contacté par son employeur au sujet de sa mise à pied temporaire. Il continue de penser que l'information régionale est plus nécessaire que jamais.

Depuis le début de la crise et même avant ça, on a toujours été présents pour les gens de la région. Ce journal-là est important pour nous. C'est certain que c'est un choc, parce qu'on a besoin des journalistes pour analyser, être certains d'avoir la bonne information, la réaction des gens de la région, de savoir ce qui va se passer. On est sur le terrain, on connaît les intervenants. On est tellement importants, surtout dans une crise comme ça, souligne-t-il.

Deux journalistes et deux rédacteurs en chef demeurent en poste en Abitibi-Témiscamingue. Lexis Media n'a pas donné suite à nos demandes de précisions.

La FNC lance un cri du cœur

La Fédération nationale des communications lance un cri du cœur au gouvernement pour le soutien aux entreprises médiatiques en cette période de pandémie de coronavirus.

Sa présidente fait valoir que plusieurs mises à pied ont été recensées dans la province, surtout dans la presse écrite, étant donné les importantes pertes de revenus publicitaires en lien avec la fermeture de commerces.

Pascale St-Onge fait valoir que l'information vérifiée est pourtant plus importante que jamais.

Évidemment, nous on considère, et je crois qu'une bonne partie de la population sera d'accord avec nous, que l'information, surtout pendant cette crise, doit être considérée comme un service essentiel pour contraindre la propagation du virus. C'est très important que les citoyens soient informés des mesures, affirme-t-elle.

La FNC, qui représente plus de 6000 membres, n'est pas en mesure de chiffrer les pertes d'emplois pour le moment.

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Abitibi–Témiscamingue

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