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L'aéroport de Calgary devient le seul à accepter les vols internationaux en Alberta

Des voyageurs, valises à la main, marchent dans le terminal international de l'aéroport de Calgary.

L'annonce de Justin Trudeau n'autorise que les aéroports de Calgary, Vancouver, Montréal et Toronto à accepter des vols internationaux.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Pour faire face à la pandémie de coronavirus, le premier ministre canadien a annoncé de nouvelles restrictions dans les transports aériens, faisant de l'aéroport de Calgary le seul à accueillir des vols internationaux en Alberta.

Nous basons nos actions sur la science et les preuves, a déclaré Justin Trudeau lors de son apparition lundi midi.

À partir de mercredi, Calgary fera partie de la liste réduite des aéroports canadiens qui acceptent les vols internationaux, tout comme les aéroports de Toronto, de Montréal et de Vancouver.

Nous fermerons nos frontières aux gens qui ne sont pas citoyens ou résidents permanents du Canada, a annoncé le chef du gouvernement, toujours en isolement.

Cette mesure prévoit certaines exceptions désignées pour, notamment, les membres d'équipage, les diplomates, [les voyageurs dont] la famille immédiate est canadienne et, pour l’instant, les citoyens américains.

Pour l’instant, cette mesure ne s'applique pas aux vols intérieurs, ni à ceux qui proviennent des États-Unis, du Mexique, des Caraïbes et de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les vols de marchandises ne sont pas concernés.

Peu d'impact, selon le président de l'aéroport

La nouvelle n’aura pas d’incidence sur l’activité, anticipe Bob Sartor, le président de l’Aéroport international de Calgary. « La plupart des vols internationaux arrivent déjà par ces quatre aéroports », explique-t-il.

L'aéroport intensifie ses mesures de nettoyage, assure le dirigeant. Il estime néanmoins que la fréquentation des lieux baissera d'environ 30 % en 2020, ce qui représente 5 millions de passagers de moins qu'en 2019. La perte associée à cette baisse d'achalandage est estimée à au moins 100 millions de dollars.

Le président de l'aéroport international de Calgary, Bob Sartor, dans un aéroport.

Le président de l'aéroport international de Calgary, Bob Sartor, anticipe une baisse de fréquentation.

Photo : CBC

Une passagère inquiète

Noelle Rees sur une plage au Panama.

Noelle Rees a passé trois semaines au Panama avant de revenir au Canada le dimanche 15 mars.

Photo : Noelle Rees

Si Bob Sartor assure que les mesures de nettoyage ont été resserrées, Noelle Rees, elle, n'est pas de cet avis. Cette Calgarienne était au Panama il y a encore deux jours. Elle a devancé son retour par peur d’être bloquée sur place. Du Panama, elle est passée par Houston aux États-Unis, puis a atterri à Calgary.

La situation est stressante pour les voyageurs à l’heure actuelle et les mesures de sécurité sanitaire ne sont pas à la hauteur, dit-elle. Une fois l'avion au sol, personne n'a rappelé aux passagers les mesures de sécurité : à savoir respecter des distances entre chacun et se laver les mains.

Des personnes font la queue dans un aéroport.

Des passagers font la queue après l'atterrissage à l'aéroport de Calgary.

Photo : Noelle Rees

Cette Albertaine estime que l'aéroport de Calgary et les compagnies aériennes ne communiquent pas assez avec le public. Noelle Rees s'est mise en isolement dans un hôtel proche de l'aéroport. Cela va me coûter plus de 500 $. Elle espère pouvoir obtenir une aide financière de la part du gouvernement.

Le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a annoncé ce lundi la mise en place d'un programme d’aide pour les Canadiens à l’étranger. Ottawa prévoit du financement afin de couvrir les coûts en attendant le retour des citoyens au pays. Noelle espère pouvoir bénéficier de cette aide.

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