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COVID-19 : l’hécatombe pour les agents de voyage et les hôteliers

Les voyageurs qui avaient des vols pour le Sud ne se sont pas présentés à l'aéroport de Bagotville.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Des vols, des voyages et des réservations hôtelières annulés. C’est l’hécatombe pour l’industrie touristique régionale en raison de la pandémie du coronavirus.

Alors que les agences tentent de communiquer avec leurs clients pour les rapatrier au pays, les propriétaires d’hôtels voient l’achalandage et les recettes fondre comme neige au soleil.

Il y aurait dû avoir beaucoup d’effervescence, lundi matin à l’aéroport de Bagotville, alors qu’un avion de Sunwing à destination du Mexique devait prendre le chemin des airs. Ni l’appareil ni les voyageurs qui devaient monter à bord ne se sont présentés.

Un avion d’Air Canada en provenance de Montréal devait aussi toucher le sol de Saguenay en matinée. Il n’a jamais quitté Montréal. 

C’est plus tranquille qu’à l’habitude. On s’attendait à avoir les Sunwing et tout ça, mais on n’a personne qui s’est présenté, a expliqué Michaël Harvey, superviseur et agent de sécurité à l’Aérogare de Bagotville.

L'agence de voyage Nouvelle escale.

Les agences de voyages sont débordées.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Chez Voyages Nouvelle Escale, à Chicoutimi, un mot peut décrire le contexte qui prévaut depuis maintenant quelques jours : catastrophe.

Non seulement tous les forfaits à venir doivent être annulés, les agents font des pieds et des mains pour tenter de joindre les clients qui se trouvent à l’étranger et leur dire de rentrer au pays.

Catastrophe économique pour nous et toutes les agences de voyages, les transporteurs et aussi les clients. Les clients qui doivent partir. Mais en ce moment, ce qui est énervant, c’est ceux qui sont à destination, relate la propriétaire, Ginette Côté.

On travaille fort pour nos snowbirds, on travaille fort pour les ramener au pays le plus rapidement possible, fait pour sa part valoir Karen Tremblay de l’agence Carpe Diem.

Des pertes d’emploi à prévoir

Certaines agences de voyages devront réduire leurs heures de travail cette semaine pour minimiser les coûts. Déjà, des mises à pied sont à prévoir.

On appelle tous les clients qui n’ont pas encore appelé, qui doivent partir normalement cette semaine, mais qui ne partiront pas. À 95 %, les gens nous demandent d’annuler, renchérit Ginette Côté.

Chez les hôteliers, l’heure est grave. Les plus récentes consignes gouvernementales ont provoqué l’annulation de plusieurs réservations. En raison de la crise qui sévit, les membres de l’Association des hôteliers du Saguenay–Lac-Saint-Jean tiendront une réunion d’urgence mardi matin par vidéoconférence.

On est affectés par tous ces événements-là parce que toutes nos salles sont presque vides, tout a été annulé. On avait des colloques, des gros événements. C’est cancellé. Même si on parle de Pâques, les soirées-bénéfices dans le mois de mai, c’est tout affecté pour l’instant, note le président de l’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi, Sylvain Couture.

Ces pertes des revenus, qui provoqueront des dommages collatéraux.

C’est sûr qu’il y a des mises à pied. Il y a des mesures et après ça il va y avoir du temps partagé, poursuit Sylvain Couture.

Un homme sur un écran parle à une journaliste qu'on voit de dos.

Le Saguenéen Michel Bergeron pourra bientôt revenir d'Espagne.

Photo : Radio-Canada

Si la situation est désastreuse pour certains, il y a de la lumière au bout du tunnel pour d’autres. Michel Bergeron, un Saguenéen qui souhaite revenir d’Espagne et qui avait du mal à dénicher un billet d’avion à prix raisonnable, a reçu de bonnes nouvelles.

On a réussi à échanger nos billets avec Air France et ça nous coûte zéro. Notre départ a lieu samedi prochain à Malaga, a-t-il rapporté, au cours d’une entrevue réalisée par le truchement d’Internet.

La partie n’est cependant pas gagnée pour Michel Bergeron et sa conjointe, qui devront toutefois faire escale en France, où tout le pays est sur un pied d’alerte.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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