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Des organismes communautaires craignent une « crise humanitaire  »

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Une bénévole de l'organisme La Baratte à Québec dans la cuisine de l'organisme

L'organisme La Baratte, qui offre notamment un service de popote roulante, se retrouve avec un manque criant de bénévoles en raison de la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des organismes d'aide aux plus démunis demandent au gouvernement du Québec de leur accorder des fonds d'urgence pour éviter que la pandémie de COVID-19 ne se transforme en cauchemar pour les personnes en situation de pauvreté.

En raison du manque de bénévoles, Centraide Québec-Chaudière-Appalaches et Bas-St-Laurent estime que près de la moitié des services offerts par leurs organismes ne peuvent plus être dispensés.

« Il y a une crise sanitaire. Il ne faut pas que ça devienne une crise humaine et pour ça, il faut être capable d'être présent et le gouvernement à un rôle à jouer », insiste le président-directeur, Bruno Marchand.

L'organisme demande à Québec des mesures financières d'urgence qui permettrait d'acheter des denrées, mais aussi du matériel sanitaire pour protéger les personnes de moins de 70 ans qui souhaiteraient s'engager comme bénévoles.

En plus, il y a une explosion du nombre de demandes. Des gens qui vivent des emplois précaires. Ils perdent leur emploi et qui n'ont pas d'assurances. Ils ont besoin de banques alimentaires. Ils ont besoin de remplir leur ventre.

Bruno Marchand, PDG, Centraide Québec-Chaudière-Appalaches et Bas-St-Laurent

À La Baratte, un organisme communautaire de Québec qui offre notamment un service de popote roulante, un seul bénévole sur quatre s'est présenté lundi matin.

La majorité de ceux et celles qui donnent de leur temps ont plus de 70 ans, une tranche d'âge touchée par les mesures de confinement pour limiter la propagation de la COVID-19.

« Il va falloir que je prenne du personnel qui est ici présentement pour aller faire de la livraison de denrées et là on ne pourra pas faire autre chose pendant ce temps. Je ne peux pas répondre à d'autres besoins », illustre le directeur général, Stéphane Paradis.

Au Café Rencontre Centre-ville, un organisme communautaire qui offre mille repas et 300 déjeuners par semaine, la diminution du nombre de bénévoles entraîne un énorme défi pour le personnel en place.

« Ce matin quand je suis arrivé, c'est la décision de savoir si j'ouvre à 8 h 45 plutôt qu'à 8h 30 pour le déjeuner. Quand on fait face à une personne qui a passé la nuit dehors. C'est une décision qui est toujours tiraillante », se désole le directeur général, Jérémie Vitrano.

Avec les informations de Nicole Germain

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