•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un père et sa fille cherchent une solution rapide à la COVID-19

Alyson Kelvin dans son laboratoire.

Alyson Kelvin dans son laboratoire.

Photo : La Presse canadienne

La Presse canadienne

Un père et sa fille, originaires d’Halifax, sont tous deux dédiés à la lutte contre le coronavirus et les maladies infectieuses. À distance, dans deux provinces, ils travaillent pour créer des tests et des vaccins pour prévenir la maladie du COVID-19.

Nous pourrions voir des vagues comme c'est le cas avec l'influenza . Avoir un vaccin et être prêts pour ce virus pourraient nous aider si ce scénario devient réalité, explique la virologue Alyson Kelvin.

Alyson Kelvin, 39 ans, et David Kelvin, 65 ans, se trouvent de nouveau au cœur d'une course pour trouver des solutions à long terme, en espérant arriver à terme pendant que l'intérêt public et le financement demeurent en place.

Je travaille dès le moment où je me réveille jusqu'à ce j'aille me coucher.

Alyson Kelvin
La virologue Alyson Kelvin.

Alyson Kelvin et son équipe mènent des tests sur des animaux dans l'espoir de trouver des vaccins.

Photo : La Presse canadienne

Tous deux sont engagés dans une science à solution rapide, ce qui signifie que l'on combine l'injection rapide de fonds fédéraux à une collaboration avec des scientifiques de tous les coins de la planète qui travaillent sur la pandémie.

La quête de solutions aux maladies infectieuses est une passion familiale, ajoute-t-elle.

À Halifax, David Kelvin s'affaire à créer une trousse de test portable pour déterminer la sévérité de la maladie chez les gens qui ont subi un test positif à la COVID-19 en moins de 20 minutes.

Cela pourrait permettre aux prestataires de soins de déterminer très rapidement qui doit être hospitalisé, ce qui pourrait aider à garder des lits et des appareils respiratoires pour les patients en ayant le plus besoin.

Il est investi dans plusieurs travaux, dont un visant à identifier desbiomarqueurs. Ce sont des molécules qui activent les globules blancs, qui vont indiquer si une personne ayant testé positif au virus risque de développer un cas sévère de la COVID-19.

David Kelvin.

David Kelvin est en train de créer des tests pour reconnaître les cas de coronavirus.

Photo : Autre banque d’images / Avec la gracieuseté de David Kelvin

Au lieu de devoir traverser un processus durant plusieurs jours, nous pouvons le faire rapidement et fournir de l'aide aux médecins qui font face à une poussée de patients, et décider qui doit être hospitalisé dans les premiers stades de la maladie, a-t-il expliqué dans une entrevue.

À Saskatoon, sa fille, travaille avec Darryl Falzarano, un spécialiste des coronavirus au Centre international de recherche sur les vaccins, pour mener des tests sur des animaux dans l'espoir de trouver des vaccins.

Ses connaissances sur les furets sont importantes puisque cet animal a été identifié comme un modèle de réactions immunitaires humaines lors de l'éclosion de SRAS en 2002 et 2003.

Cet animal pourrait aussi s'avérer utile pour tester des vaccins contre le coronavirus, car sans étapes consacrées aux tests sur des animaux, des erreurs demeurent possibles.

C'est particulièrement important parce que les premiers vaccins contre le SRAS ont été inefficaces et ont parfois mené à une maladie plus grave, à la fin. Il s'agit donc d'une étape importante de l'évaluation, ajoute-t-elle.

Et selon elle, l'accessibilité à des vaccins pour le nouveau coronavirus dans un an pourrait demeurer vitale.

Alyson Kelvin, virologue, travaille à l'Organisme de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses au Centre international de recherche sur les vaccins, à Saskatoon, pour tester des vaccins sur des animaux de laboratoire. Elle a oeuvré sur la première éclosion du SRAS, le virus Zika et diverses éclosions d'influenza.

David Kelvin est un professeur au département de microbiologie et d'immunologie à l'Université de Dalhousie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouvelle-Écosse

Santé publique