•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : une cour arrière aménagée pour « grouiller sans se sentir enfermés »

Une fille en ski-doo a le dessus sur ses deux frères.

Derrière leur résidence de Kapuskasing, Shyann Gosselin s'éxerce à la motoneige avec son frère Derek et son demi-frère Nash Fortin.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Radio-Canada

En raison de la pandémie mondiale, les sentiers de motoneige en Ontario ont fermé samedi. De leur côté, les trois enfants de la famille Gosselin, à Kapuskasing, continuent de pratiquer leur sport favori dans la cour arrière de leur maison. Leur père leur a construit une piste de course de 1,4 km de long.

Âgés de 9, 10 et 12 ans, les enfants ont vu leur saison de course sur le circuit canadien prendre fin abruptement en raison de la COVID-19. Le cadet, Nash Fortin, souligne qu'il lui restait deux courses, dont une à Kitchener.

« L'isolement, c'est plate parce qu'il faut rester à la maison, je ne peux plus voir mes amis. D'une autre façon, je peux continuer à me promener en motoneige comme que je veux.  »

— Une citation de  Nash Fortin, athlète de 9 ans.
Des enfants pratiquent leur départ en snocross, leur mère donne le départ.

Les parents ont installé une lumière verte pour que les enfants puissent pratiquer leur départ derrière la maison.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

En période d'isolement, le père, Éric Gosselin, se dit chanceux de vivre loin du centre-ville. Son voisin le plus proche se trouve à 400 mètres de sa résidence. En ayant la nature dans la cour, on peut faire plein d'activité en plein air. Les enfants ont pas mal plus de place pour grouiller sans se sentir enfermés.

Des parents dévoués

Le paternel Éric Gosselin met toute son énergie pour que les enfants puissent s'entraîner même en isolement.

 Éric peut facilement passer 12 heures par jour dans le garage à travailler sur les machines , faire les réparations et à travailler la piste d'entraînement , raconte sa femme Michelle.

Une femme devant une dameuse.

Nash Fortin attend que sa mère Michelle passe la dameuse sur la piste d'entraînement.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

« J'ai bâti une piste avec des sauts, on a aussi une dameuse. Plus qu'il y a de neige, plus gros sont les sauts.  »

— Une citation de  Éric Gosselin
Une fille en plein envolée avec sa motoneige.

Shyann et son frère Derek peuvent compter sur leur père pour leur faire une piste de course extrême et sécuritaire.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

L'aînée de la famille, Shyann Gosselin, se dit chanceuse d'avoir des parents qui mettent autant d'énergie dans leur développement.

Un sport onéreux

Les trois enfants sont tous inscrits sur le circuit canadien. Ils participent à neuf courses pendant l'année, dont une seule a lieu dans le Nord de l'Ontario.

Timmins, Kitchener, Barrie, Ottawa font partie des arrêts du circuit. On fait 13 000 kilomètres par année, on voyage avec une remorque de 28 pieds qui contient les 5 motoneiges, tiré par notre motorisé de 32 pieds , raconte Éric Gosselin.

« C'est un sport dispendieux, si on compare à n'importe quel autre sport.  »

— Une citation de  Michelle Gosselin

Michelle ne peut le cacher : sans l'appui financier d'entreprises locales, il serait impossible d'y arriver.

Une femme met du gaz dans le bolide des jeunes.

Avec l'aide des enfants, Michelle Gosselin met de l'essence de course dans la motoneige des enfants.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

« Les jeunes brûlent facilement 100$ d'essence par jour en se pratiquant à la maison avec du gaz suprême .  »

— Une citation de  Michelle Gosselin

En compétition, les enfants doivent obligatoirement utiliser un mélange d'essence pure, sans quoi il serait disqualifié. Une journée de course, ce n'est pas moins de 500 $ d'essence juste pour leur motoneige, précise Michelle.

En blaguant, M. Gosselin souligne que ce ne sera pas le papier de toilette qui manquera, mais la provision d'essence qui va se vider.

Quand les jeunes auront terminé leur réserve de gaz, ils iront se promener en raquette, m'aideront avec la mécanique de leur motoneige ou m'aideront à faire mon bois de chauffage, dit-il en riant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !