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Autre journée, autre chute à Wall Street

Des négociateurs à Wall Street à l'ouverture des marchés nord-américains.

La chute de plus de 7 % de l'indice S&P à l'ouverture des marchés a déclenché la suspension automatique des transactions boursières pendant 15 minutes lundi matin.

Photo : afp via getty images / JOHANNES EISELE

Reuters

Les marchés américains et canadiens ont de nouveau clôturé en forte baisse, à l'issue d'une séance marquée par une troisième suspension des transactions en six jours à Wall Street.

À New York, le Dow Jones a clôturé en baisse de 12,94 %, et le NASDAQ, de 12,32 %.

L'indice S&P a lui aussi conclu la séance par un plongeon de 11,98 %, soit la perte de près de 325 points.

À Toronto, l'indice TSX a lui aussi connu une dure journée lundi qui s'est soldée par une perte de valeur de 11,98 % ce qui équivaut à la perte de près de 1397 points en séance.

À la fermeture des marchés européens, la Bourse de Londres a terminé par une chute de 4,71 %. L'indice FTSE-100 a perdu 252,66 points à 5113,45 points. À compter du 1er janvier, il a perdu près d'un tiers de sa valeur.

Même scénario à Francfort, où le DAX a fini la journée à 8742,25 points, une baisse de 5,31 %, après avoir glissé jusqu'à 10,1 % en séance, son plus bas niveau depuis 2013. À partir du début de janvier, le DAX a perdu plus d'un tiers (34 %).

À Paris, le CAC 40 a chuté de 10,79 % à 3674,11 points vers 8 h 40 (HAE). L'indice de référence n'était plus repassé sous la barre des 3700 points depuis juillet 2013.

Les interventions massives des banques centrales pour contenir l'effet du coronavirus semblent, malgré leur ampleur exceptionnelle, ne pas faire le poids face aux craintes d'une récession brutale dans de nombreux pays.

La Bourse de Sao Paulo a suspendu les échanges après une chute de plus de 12 % à l'ouverture.

Parmi les valeurs les plus touchées par la panique générale figurent les compagnies aériennes : American Airlines cède 14,53 %, Delta Air Lines 16,66 %, United Airlines 21,61 %. Le constructeur Boeing perd quant à lui 15,54 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien se négociait à 71,76 ¢ US, en baisse par rapport à son cours moyen de 71,94 ¢ US de vendredi.

Le cours du pétrole brut reculait de 1,97 $ US à 29,76 $ US le baril, tandis que celui de l'or perdait 26,50 $ US à 1490,20 $ US l'once.

La Réserve fédérale américaine a notamment abaissé en urgence son taux de 1 point, dimanche, et annoncé le rachat de 700 milliards de dollars de titres. La Banque du Japon a décidé de renforcer sa politique de rachats d'actifs et la Banque centrale européenne, par la voix de Robert Holzmann, l'un des membres de son Conseil des gouverneurs, s'est dite prête à intervenir davantage sur le marché des dettes souveraines si nécessaire.

Mais compte tenu de la dégradation des perspectives économiques mondiales et des mesures de confinement mises en place dans de nombreux pays, ces mesures d'urgence n'apaisent en rien l'anxiété des investisseurs.

Les banques centrales vont s'attaquer au problème de liquidités. Mais pour le problème humain, macroéconomique, il n'y a rien qu'elles puissent faire. Il est clair que les mesures prises par les banques centrales, quoi qu'elles décident ensuite, ne peuvent empêcher la crise économique de se faire sentir à l'échelle mondiale, a déclaré Kit Juckes, de la Société Générale.

Parmi les illustrations du coup d'arrêt brutal porté à l'activité économique par la pandémie, la production industrielle chinoise a subi sur les deux premiers mois de l'année sa pire contraction depuis 30 ans et les ventes au détail ont nettement reculé, pour la première fois depuis que ces données sont répertoriées.

Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, a prévenu que l'économie de l'Union européenne tomberait en récession cette année. Les ministres européens des Finances doivent s'entretenir lundi par visioconférence et les dirigeants du G7 se parleront par téléphone.

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