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Coronavirus : chaos dans les aéroports américains

Des voyageurs en attente dans un corridor de l'aéroport international de Miami, en Floride.

Des milliers de voyageurs sont coincés dans de longues files d'attente dans les aéroports américains.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Les mesures exceptionnelles pour lutter contre la COVID-19, qui a fait plus de 6000 morts dans le monde, provoquent des scènes chaotiques dans plusieurs aéroports américains. Les voyageurs qui reviennent d’Europe se retrouvent bloqués pendant plusieurs heures dans des files d’attente interminables. L'administration Trump est accusée d'incompétence.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux résidents américains se sont plaints de se retrouver entassés dans des couloirs avec d’autres passagers revenus d’Europe, de Corée du Sud et de Chine et ont demandé aux autorités de laisser plus d’espace dans les files d’attente pour éviter la propagation du virus.

Ann Lewis Schmidt, une passagère interrogée par CNN qui a atterri à l’aéroport O’Hare de Chicago, a déploré l’absence d’organisation de l’aéroport. « Nous devons passer deux fois par la douane », a-t-elle regretté.

Si on n’avait pas contracté le coronavirus, on l’a sûrement maintenant.

Ann Lewis Schmidt, une passagère

Selon elle, il n’y avait pas de désinfectant pour les mains dans l’aéroport de Chicago.

Les passagers devaient d’abord faire vérifier leur passeport et faire une déclaration médicale, avant d’être redirigés vers une autre file pour se soumettre à un examen médical. Ann Lewis Schmidt, qui revenait d’Islande, estime que la procédure est à l'envers. Si des gens avaient de la fièvre, ils n'auraient jamais dû attendre durant plusieurs heures dans la première file, a-t-elle estimé.

À l’aéroport John F. Kennedy de New York, un voyageur a également rapporté l’absence de désinfectant pour les mains à CNN et a indiqué que les voyageurs devaient partager le même stylo.

Samedi, le gouverneur de l'Illinois, JB Pritzker, a demandé sur Twitter à Donald Trump et Mike Pence de réagir et d'améliorer les examens dans les aéroports.

Les foules et les files d'attente sont inacceptables. Nous devons régler ce problème immédiatement.

JB Pritzker, gouverneur de l'Illinois

Face aux critiques, le secrétaire par intérim de la Sécurité intérieure a indiqué que son département essaie d’ajouter davantage d’effectifs pour effectuer l’examen des passagers. Il a aussi promis de travailler avec les compagnies aériennes pour améliorer le processus.

Les États-Unis ont ajouté samedi l’Irlande et le Royaume-Uni à la longue liste de pays européens visés par une interdiction d'entrer aux États-Unis. Cette décision concerne en grande majorité les vols long-courriers en provenance d'Asie, d'Europe, d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Amérique du Sud.

En réponse à cette interdiction, des compagnies aériennes américaines ont annoncé des réductions drastiques de leurs plans de vol à partir de lundi. La compagnie American Airlines prévoit une réduction de 75 % de sa capacité sur les vols internationaux par rapport à l'année passée. La compagnie va également réduire de 20 % sa capacité sur les vols intérieurs aux États-Unis en avril, et de 30 % en mai.

La Norvège revient sur la fermeture des aéroports

Le gouvernement norvégien est revenu sur sa position et a annoncé dimanche que les aéroports du pays resteront finalement ouverts. Les étrangers sans permis de séjour seront toutefois refoulés, a précisé le ministère de la Justice et de la Sécurité publique dans un communiqué .

Le pays, qui est membre de l’espace Schengen, va aussi mettre en place des contrôles temporaires le long de ses frontières. Dimanche, plus de 1200 cas de coronavirus avaient été détectés dans le pays nordique, où trois personnes sont mortes des suites de la maladie.

En Suède, la compagnie aérienne SAS a annoncé qu'elle allait appliquer un arrêt temporaire de la majeure partie de son trafic dès lundi, et mettre jusqu'à 90 % de son personnel au chômage technique, en raison de la chute de la demande.

Des bateaux de croisières interdits

La liste des pays qui interdisent le débarquement des bateaux de croisière s’allonge. Le Chili vient d’annoncer qu’il fermait tous ses ports aux navires de croisière. Cette décision survient après la découverte d’un cas confirmé et de deux cas suspects dans deux bateaux de croisières différents qui naviguaient au large du Chili.

Le Pérou a également annoncé dimanche la fermeture de ses ports aux bateaux de croisière pour une durée 30 jours.

La Nouvelle-Zélande, qui a déjà interdit aux paquebots de croisières d’accoster dans ses ports, a empêché dimanche 3700 croisiéristes du Golden Princess, amarré à Akaora, près de la ville de Christchurch, à débarquer en raison d’un cas suspect, selon le port.

La directrice générale néo-zélandaise de la santé, Ashley Bloomfield, a indiqué que trois croisiéristes ont été placés en quarantaine par le médecin du bateau.

Aucune personne à bord n'est autorisée à quitter le navire tant que les résultats [du test] ne sont pas connus.

Ashley Bloomfield, directrice générale néo-zélandaise de la santé

La compagnie Princess cruises, propriétaire de ce paquebot, a annoncé jeudi la suspension pour deux mois de toutes ses croisières en raison de la pandémie. Seules les croisières qui prenaient fin cinq jours après cette annonce ont été autorisées à rester en mer.

Des touristes bloqués au Maroc

Plusieurs avions spéciaux sont partis dimanche du Maroc pour ramener des milliers de touristes européens, principalement français, bloqués depuis la fermeture des liaisons aériennes imposées par Rabat.

Des policiers marocains contrôlent la frontière.

La police marocaine a fermé sa frontière terrestre avec les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.

Photo : afp via getty images / Fadel Senna

Le Royaume qui avait déjà interdit ces derniers jours les liaisons aériennes et maritimes vers la France, l'Espagne et l'Algérie, a suspendu tous les vols internationaux jusqu’à nouvel ordre, dimanche.

Face à la situation, les autorités marocaines ont accepté de discuter au cas par cas pour autoriser des vols spéciaux, selon les informations obtenues par l'AFP.

Des milliers de touristes marocains ont également été pris par surprise par la décision de Rabat et attendent toujours d’être rapatriés.

Alors que l'Europe est devenue l'épicentre de la pandémie avec plus de 30 000 cas, le Maroc reste relativement épargné, même si les cas ont triplé en trois jours. D’après un dernier bilan officiel, 28 personnes ont contracté la pneumonie virale.

Au Liban, l'unique aéroport international du pays sera fermé à partir de mercredi et ce, jusqu'au 29 mars. Le Liban a enregistré trois décès dus à la Covid-19 et près d'une centaine de cas confirmés.

Réduction des transports en France

En France, les transports longue distance en train, bus et avion seront progressivement réduits, a indiqué le gouvernement, qui souhaite limiter au strict nécessaire les déplacements dans le pays. Jusqu’ici plus de 4500 cas y ont été recensés.

Concernant le transport aérien, seulement quelques vols à destination des États-Unis, de l'Afrique, quelques vols domestiques et à destination de l'outre-mer, seront assurés, a précisé le secrétaire d'État aux Transports français.

Alors que les réservations auprès des compagnies aériennes sont en chute libre, le ministre des finances néerlandais a annoncé que son gouvernement ferait tout ce qui est possible pour aider la compagnie KLM, qui a supprimé 2000 emplois vendredi, et l’aéroport Schiphol, à Amsterdam.

Consultez notre dossier en ligne sur la COVID-19 : Tout sur la pandémie

Suivez l'évolution de la situation en regardant le signal débrouillé de la chaîne d'information RDI.

Avec les informations de Reuters, CNN, et Agence France-Presse

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