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Le compte à rebours est déclenché pour les voyageurs canadiens à l’étranger

Trois voyageurs dans un aéroport avec des valises, l'un porte un masque.

Afin d’endiguer l’épidémie de la COVID-19, les frontières à travers le monde se ferment les unes après les autres hypothéquant les possibilités de retour au pays des voyageurs canadiens.

Photo : Reuters / Chris Helgren

Radio-Canada

Après la décision des États-Unis de fermer ses frontières à l’Europe et à la Chine, le Maroc suspend ses vols en provenance et à destination d’une vingtaine de pays, dont le Canada. En pleine crise de COVID-19, le retour des Canadiens chez eux pourrait devenir un véritable parcours du combattant.

Ottawa a sommé les voyageurs canadiens de revenir chez eux par des moyens commerciaux pendant qu'ils sont encore disponibles, mais le nombre de pays qui ferment leur frontière afin de prévenir l’épidémie de COVID-19 ne cesse d’augmenter.

Le gouvernement fédéral avait auparavant exhorté les citoyens à annuler ou à reporter les voyages non essentiels. La nouvelle consigne représente une escalade sérieuse dans sa gestion de la crise sanitaire. Les Canadiens en visite en Europe se sont d’ailleurs empressés de réserver des vols avant la fermeture imminente des frontières dans de nombreux pays de l'Union européenne, devenue l’épicentre de la pandémie.

Un certain nombre de citoyens canadiens tentent déjà de changer au plus vite leur date de retour de peur d’être bloqués sur place. Toutefois, les lignes téléphoniques des compagnies aériennes sont soit saturées, soit indisponibles, et les prix des billets d’avion explosent.

Des touristes seraient présentement bloqués dans certaines régions du monde, notamment au Maroc, qui a annoncé samedi soir la suspension sans préavis des vols en provenance et à destination d’une vingtaine de pays, dont le Canada. Le Maroc a suspendu aussi bien les liaisons aériennes que maritimes, et ce, jusqu'à nouvel ordre.

Difficile retour du Mexique

Même si Renée Gallioz et son mari sont depuis parvenus à rentrer chez eux en Colombie-Britannique, le couple a raconté à CBC le branle-bas de combat qu’il a dû mener pour quitter le Mexique. Après plusieurs tentatives sur le site internet de réservation, qui n’acceptait plus aucun changement de billet en ligne, ils se sont rendus directement au bureau de la compagnie aérienne.

Ils ont vu que nous étions un peu bouleversés, a raconté Mme Gallioz. Ils ont fini par changer notre vol. Ils l'ont fait pour nous.

D’autres Canadiens sont moins chanceux. Plusieurs affirment devoir débourser des milliers de dollars pour simplement réserver ou changer un vol.

Et les « snowbirds »?

Qu’en est-il des Canadiens séjournant aux États-Unis? Selon Statistique Canada, il y a environ 300 000 hivernants qui se rendent chaque année dans le Sud pendant les mois d'hiver. Leur retour au Canada pourrait devenir problématique, surtout que les États-Unis ont commencé à fermer leurs frontières avec un grand nombre de pays. Plusieurs personnes expriment leurs inquiétudes.

C’est le cas du Montréalais Sidney Margles. Il a déclaré à CBC qu'il écourterait son séjour pour rentrer chez lui. Même s’il dit posséder une assurance voyage, il préférerait avoir accès aux soins de santé canadiens s'il tombait malade. Quand on est malade, on préfère toujours être à la maison plutôt qu'à l'étranger.

Avec les informations de CBC, et Reuters

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