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Édith Blais et son compagnon retrouvés au Mali

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Edith Blais et Luca Tacchetto, souriants, sont accueillis par le MINUSMA.

Le reportage de Guylaine Charette

Photo : MINUSMA, la mission de l'ONU au Mali

Radio-Canada

La Québécoise Édith Blais et son copain italien Luca Tacchetto, enlevés en 2018 au Burkina Faso, ont été retrouvés vivants vendredi dans le nord-est du Mali et sont en bonne santé.

Je peux confirmer qu’ils sont en sécurité, a indiqué le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, sur son compte Twitter.

Les circonstances de leur libération demeurent floues, mais selon les informations préliminaires, ils auraient échappé à leurs ravisseurs dans les environs de Kidal avant de parvenir auprès des Casques bleus de la mission de l'ONU au Mali (MIMUSMA).

D'après des informations préliminaires, ils doivent sûrement avoir réussi à fuir, ils ont été ramassés par un véhicule civil, lequel les a conduits vers le camp de la MINUSMA.

Mahamat Saleh Annadif, chef de la MINUSMA

Édith Blais et Luca Tacchetto sont arrivés samedi en mi-journée à l'aéroport de Bamako, où ils devaient être remis aux autorités maliennes.

Marie-Claude Bibeau soulagée

C’est un très grand soulagement de savoir qu’Édith et Luca vont bien, a confié à RDI Marie-Claude Bibeau, ministre fédérale de l’Agriculture.

Mme Bibeau, qui était responsable du Développement international au moment de l’enlèvement, a affirmé avoir échangé de petits courriels avec la mère d’Édith Blais avec qui elle est restée en contact depuis le début. Elle est heureuse, elle est soulagée, a ajouté la ministre.

Elle n’a pas manqué de remercier les membres des Forces armées canadiennes, la GRC et les Affaires mondiales qui ont participé aux opérations depuis le début.

Ils ont été extraordinaires, non seulement au niveau stratégique, tactique, mais aussi au niveau humain, dans les relations qu’ils ont entretenues avec la famille tout au long du processus, a insisté Mme Bibeau.

Le retour au pays

On offre à Édith et Luca la possibilité de faire escale dans un centre de séjour spécialisé pour accueillir les personnes victimes d’enlèvement, mais il leur revient de décider d'y aller ou de revenir directement à la maison, a précisé la ministre Bibeau.

Plus tôt en entrevue à RDI matin, David Morin, codirecteur de l'Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent à l’Université de Sherbrooke, expliquait qu’il y avait trois scénarios possibles : l’évasion, la négociation ou l’extraction.

M. Morin a ajouté que le groupe qui détenait Édith Blais et Luca Tacchetto était soupçonné d’avoir d’autres ressortissants entre ses mains.

Il a dit ignorer l'impact de cette libération sur le sort des autres otages.

En revanche, a-t-il ajouté, Édith et Luca ont beaucoup d’informations et ils vont rester assez longtemps entre les mains du gouvernement et des agences de sécurité canadienne pour [raconter] ce qu’ils ont vécu au cours des 15 derniers mois.

Edith Blais et Mahamat Saleh Annadif se donnent « le coude ».

Edith Blais a été accueillie par le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif.

Photo : MINUSMA, la mission de l'ONU au Mali

La Sherbrookoise et son compagnon italien ont disparu mi-décembre 2018 au Burkina Faso. Ils comptaient se rendre au Togo pour un projet humanitaire avec l'organisme Zion'Gaïa.

Partis de Bobo-Dioulasso, à plus de 360 kilomètres à l'ouest de la capitale burkinabée, ils se dirigeaient vers Ouagadougou, mais avaient disparu en chemin.

En avril 2019, le gouvernement burkinabé avait indiqué qu'ils avaient été enlevés et vraisemblablement conduits hors du pays, ajoutant qu'ils n'étaient pas en danger.

Depuis 2015, le Burkina Faso est le théâtre de nombreuses attaques djihadistes meurtrières et de prises d’otages, dont un Roumain et un Australien qui n'ont toujours pas été retrouvés.

Avec les informations de Agence France-Presse

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