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Faut-il fermer les bourses pour éviter d’autres chutes?

Un courtier à la Bourse de New York regarde les tableaux avec la main droite sur sa bouche.

Les principaux indices étaient en forte baisse vendredi matin à la Bourse de New York.

Photo : Associated Press / Richard Drew

Les soubresauts et les récents plongeons vertigineux qui ont provoqué le désarroi sur les places boursières du monde entier incitent à se poser la question suivante : ne faudrait-il pas fermer les bourses pour éviter d’autres chutes?

Nous avons recueilli les commentaires d’économistes et de gestionnaires de portefeuille.

C’est une bonne question, justement nous en parlions mes collègues et moi. C’est un peu radical, car les gens ont besoin des échanges boursiers, mais ce n’est peut-être pas une mauvaise idée, répond d’emblée Jean-Paul Giacometti, gestionnaire de portefeuille et vice-président de Claret.

Selon lui, le volume effarant de transaction sur certains titres milite en faveur d’une réflexion et peut-être d’une série de mesures.

On l’a déjà fait [fermer la Bourse] à Hong Kong en 1997 pendant quatre jours. Le hic c’est que le jour de la réouverture c’était tout un choc. Il faut s’attendre à ça. L’avantage, c’est que ça remet les pendules à l’heure, ajoute le gestionnaire de portefeuille.

Je ne vois pas ce qu’on gagnerait. C’est sûr que les baisses ont été violentes, mais l’important est que les marchés aient suffisamment de liquidités. On a vu les banques centrales annoncer plusieurs mesures cette semaine pour aider les marchés, rétorque Mathieu D’Anjou, économiste principal aux Études économiques du Mouvement Desjardins.

Matthieu Arseneau, le chef économiste adjoint et directeur général chez Banque Nationale, Marchés financiers estime que les mécanismes instaurés pour éviter les dérapages suffisent amplement.

Des coupe-circuit sont en effet déclenchés lorsque les marchés dégringolent, forçant un arrêt des transactions. Cet arrêt est de 15 minutes au niveau 1 lorsque la baisse est de 7 %, comme cette semaine. Lorsqu’elle atteint 13 %, c’est le niveau 2, un autre arrêt de 15 minutes se produit. À 20 %, au niveau 3, c’est l’interruption des transactions pour le reste de la journée.

Les marchés exagèrent quelques fois, mais donnent le pouls des investisseurs, conclut Matthieu Arseneau.

« Si on accepte qu’à l’occasion les bourses montent rapidement, il faut également accepter l’inverse, qu’elles peuvent aussi baisser rapidement. »

— Une citation de  Mathieu D’Anjou, économiste principal aux Études économiques du Mouvement Desjardins

Cela dit, selon ce dernier, la chute des marchés profite à ceux qui se sont positionnés de façon défensive, ceux qui possèdent beaucoup d’obligations ont fait beaucoup d’argent, souligne Mathieu D’Anjou.

Au fil du temps, des fermetures de la Bourse de New York se sont produites à quelques reprises. Les dates les plus marquantes sont les suivantes :

  • En juillet 1914, au début de la Première mondiale, la fermeture a duré quatre mois. Un record.
  • Le 10 février 1969, une tempête de neige a causé l’arrêt des transactions pendant un jour et demi.
  • Le 11 septembre 2001, les attaques terroristes ont provoqué une fermeture de quatre jours.

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