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Les compagnies aériennes frappées de plein fouet par la crise de la COVID-19

Un avion Delta stationné.

La compagnie Delta va stationner jusqu'à 300 de ses avions pour réduire ses coûts d'exploitation.

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Radio-Canada

L’effet de l'épidémie de COVID-19 se fait sentir chez les compagnies aériennes, qui commencent à supprimer des emplois.

Les transporteurs aériens tirent la sonnette d'alarme : ils font face à une vague massive et croissante d’annulation de vols, qui a pris de l'ampleur avec la fermeture des frontières américaines aux voyageurs en provenance de l'Europe et les annulations en cascade d’événements culturels et sportifs dans le monde.

Fondamentalement, il n’y a plus de nouvelles réservations, explique Chris Rauenbusch, président de la section locale 4070 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente le personnel de cabine de WestJet et de sa filiale à bas prix Swoop.

Conséquence : la santé financière des compagnies aériennes se dégrade rapidement. La direction de WestJet soutient que, faute de réservations, les activités de l’entreprise deviennent rapidement insoutenables.

Des mesures de réduction des coûts sont envisagées : gel des embauches et offres de départ volontaire. Le syndicat qui représente les agents de bord de WestJet s’attend à une mise à pied de la moitié du personnel de l’entreprise. Déjà, le voyageur européen Air-France-KLM va supprimer jusqu’à 2000 emplois pour assurer sa viabilité financière.

Assistance financière

Aux États-Unis, les trois plus grosses compagnies aériennes, Delta Air Lines, American Airlines et United Airlines, demandent au gouvernement américain de les aider financièrement et éviter ainsi la mise à pied de dizaines de milliers d’employés.

Les transporteurs américains doivent se conformer à la décision de l'administration Trump de suspendre les liaisons aériennes avec l'Europe continentale.

Le président de Delta, Ed Bastian, espère obtenir rapidement un soutien de Washington pour aider l'industrie à traverser cette période. Nous n’avons jamais vu la demande chuter aussi rapidement, explique-t-il.

L’Association internationale du transport aérien, dont les compagnies aériennes membres représentent 82 % du trafic aérien mondial, estime que les pertes de revenus de l'industrie pourraient dépasser les 150 milliards de dollars.

Consultez notre dossier sur la COVID-19 : Tout sur la pandémie

Avec les informations de Reuters, et La Presse canadienne

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