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Coronavirus : les entreprises de l'Est-du-Québec prennent les grands moyens

L'usine de papier journal de Produits forestiers Résolu à Baie-Comeau

La direction de Produits forestiers Résolu à Baie-Comeau a envoyé une lettre à tous ses employés leur demandant de limiter leurs déplacements.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Les entreprises de l'Est-du-Québec prennent des dispositions pour limiter la propagation de la COVID-19 parmi leurs employés. Mesures pour faciliter le télétravail, nettoyage plus fréquent et plus extensif des bureaux, mise en quarantaine de certains travailleurs et limitation des déplacements pour le travail ou les loisirs sont imposées.

À titre d'exemple, l'entreprise Produits forestiers Résolu (PFR), qui emploie 174 travailleurs sur la Côte-Nord, indique qu'elle prend acte des consignes gouvernementales concernant les mesures à prendre pour éviter la propagation du coronavirus.

La direction a envoyé une lettre à tous ses employés pour leur demander de limiter leurs déplacements.

Elle ajoute qu'elle met aussi en place des mesures plus restrictives en ce qui concerne l'accès à ses installations.

En lien avec la fermeture des écoles et des garderies, Résolu mettra également en place des mesures pour faciliter le télétravail de ses employés de bureau, soutient le directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales pour PFR, Karl Blackburn.

« Vous comprendrez que pour les installations de production comme de bois d'oeuvre ou de papier ou de pâte, c'est plus difficile de faire ça à partir de la maison. »

— Une citation de  Karl Blackburn, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales pour PFR

Pour le moment, aucun arrêt de production n'est donc prévu.

Karl Blackburn affirme que la situation pourrait évoluer dans les prochaines heures.

Un gros plan sur un plat de Pad Thaï.

Les restaurants et les bars peuvent ouvrir leurs portes, mais ils doivent s'assurer de ne pas accueillir plus de 250 personnes, employés inclus.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lesveque

De son côté, la Chambre de commerce de Manicouagan demande aux entreprises de la région de faire preuve de souplesse avec les employés.

C'est sûr que nous, on encourage autant les citoyens à être responsables et à se mettre en quarantaine s'ils le jugent nécessaire.

Le télétravail est une option pour plusieurs entreprises et pour plusieurs personnes selon les postes qu'ils occupent, souligne le président de la Chambre de commerce de Manicouagan, Antonio Hortas.

Il ajoute qu'il est certain qu'un ralentissement des activités économiques des membres de son organisme est inévitable.

Une dame travaille à l'ordinateur chez elle.

Le télétravail est encouragé par plusieurs employeurs pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Photo : iStock

M. Hortas assure toutefois qu'il compte suivre de près les mesures compensatoires annoncées par le gouvernement.

Il veut ainsi s'assurer que toutes les entreprises membres de la Chambre de commerce de Manicouagan puissent avoir droit à toutes les compensations.

De l'aide gouvernementale à venir pour les entreprises

Le gouvernement fédéral doit annoncer des mesures d'aide aux entreprises.

À Québec, en commission parlementaire vendredi matin, le député de Rimouski, Harold LeBel, a demandé au gouvernement Legault de mettre en place des mesures pour soutenir les entreprises de la région en lien avec la crise du coronavirus.

M. LeBel affirme qu'il a reçu plusieurs lettres d'entrepreneurs inquiets qui craignent que leur entreprise ne survive pas à la pandémie.

Les joueurs de l'Océanic célèbrent leur victoire sur la glace du Colisée à Rimouski.

La saison de l'Océanic a été suspendue.

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Le député de Rimouski considère que la ministre déléguée au Développement régional, Marie-Eve Proulx, doit s'assurer que les petites comme les grandes entreprises en région puissent être accompagnées par le gouvernement et ainsi continuer à contribuer à l'économie québécoise.

« L'impact, c'est majeur sur nos économies, puis vous le savez, dans chaque circonscription c'est la même chose. »

— Une citation de  Harold LeBel, député de Rimouski

Le centre de congrès à Rimouski, presque tout a été annulé. La fin du club de hockey de l'Océanic qui attirait plein de monde à Rimouski, qui est un élément d'économie pour les restaurants, c'est un coup dur pour notre région. Les entreprises touristiques, c'est vraiment difficile, a-t-il poursuivi.

Sans donner de détails, la ministre Marie-Eve Proulx a pour sa part affirmé que son gouvernement accompagnera les entreprises qui subissent les contrecoups de la pandémie.

« Nous nous sommes rencontrés à quelques reprises déjà pour trouver des mesures concrètes, rapides, pour accompagner les entreprises qui déjà, commencent à vivre des situations particulières. »

— Une citation de  Marie-Eve Proulx, ministre déléguée au Développement régional

On est à pied d'œuvre. Le gouvernement du Québec a annoncé la création de deux comités d'urgence, soit un en santé, un autre en économie, a aussi répondu la ministre.

Retards à prévoir pour les travailleurs immigrants

Le député Harold LeBel a aussi soulevé la question de l'impact que pourrait avoir la COVID-19 sur la venue de travailleurs étrangers temporaires.

Selon lui, cela pourrait compromettre la saison de bon nombre d'entreprises agricoles cet été.

Des travailleurs retirent les mauvaises herbes d'un champ de fraises.

Des craintes sont soulevées quant aux retards que la crise pourrait créer dans la gestion des dossiers des travailleurs étrangers temporaires et des immigrants.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Même son de cloche du côté des députés fédéraux de Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, Bernard Généreux, et de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas.

Les deux députés sont convaincus que l'impact se fera sentir au Bas-Saint-Laurent.

« Ça peut certainement mettre un frein ou en mettre en péril les processus d'immigration en cours. »

— Une citation de  Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette–Témiscouata–LesBasques

Les élus dénoncent le manque de réponse du gouvernement fédéral en immigration dans un contexte où les travailleurs étrangers sont en demande pour pallier la pénurie de main-d'œuvre.

« Il n'y a aucun doute que ça va augmenter les délais. Ça va augmenter les éléments qui sont contraignants, actuellement, au niveau du gouvernement fédéral. »

— Une citation de  Bernard Généreux

Bernard Généreux affirme qu'entre 60 et 70 % des dossiers qu'il traite dans sa circonscription sont liés à l'immigration.

De son côté, Maxime Blanchette-Joncas estime qu'au moins un dossier d'immigration s'ajoute sur son bureau chaque jour.

Le député ajoute que le Bloc québécois a aussi proposé au gouvernement d'avoir un meilleur contrôle aux frontières et un meilleur encadrement aussi dans le protocole de détection du coronavirus pour toutes les personnes qui vont entrer au Canada.

Des mesures pour les croisières

Pour ce qui est des bateaux de croisière, une nouvelle mesure annoncée vendredi par le gouvernement fédéral indique que les bateaux de croisière de plus de 500 personnes ne pourront désormais plus faire escale au Canada jusqu’au 1er juillet.

Cette mesure ne devrait toutefois pas avoir d'impact pour les activités liées aux croisières à Sept-Îles par exemple.

Le navire de croisière amarré à Sept-Îles.

Les nouvelles mesures de restriction concernant les bateaux de croisière ne devraient pas avoir d'impact sur les activités prévues à Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada

C'est ce qu'indique une responsable de Destination Sept-Îles Nakauinanu, la corporation chargée d'accueillir les bateaux de croisières qui font escale à Sept-Îles, étant donné que la prochaine escale à Sept-Îles est prévue le 21 septembre.

Avec les informations de Julie Tremblay, d'Alexie André Bélisle, de Shanelle Guérin, de Guylaine Lebel, de Jérôme Lévesque-Boucher et de Nicolas Lachapelle-Plamondon

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