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  • Archives
  • Depuis la fin des années 1960, le français refleurit en Louisiane

    Une route mène à une grande demeure en Louisiane au début des années 1970.

    On célèbre le 20 mars, en Louisiane comme partout ailleurs sur la planète, la journée internationale de la Francophonie.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    En cette journée internationale de la Francophonie, le 20 mars, rendons-nous en Louisiane pour constater que le français refleurit avec une vigueur renouvelée.

    On s’est tous mis ensemble et nos efforts ne seront pas en vain. Nous allons réussir à rétablir ici la langue française comme quand moi j’étais petit garçon.

    Un Cadien de Louisiane, 1970

    En 1970, la journaliste Judith Jasmin se rend en Louisiane.

    Format 60, 15 mai 1970

    Elle en rapporte un très beau reportage qui sera diffusé à l’émission Format 60 le 15 mai 1970.

    C’est au sort des Cadiens de Louisiane, les Cajuns, et à la situation de la langue française dans cet État du Sud de l’Union américaine que s’intéresse la journaliste.

    Le reportage nous montre que le français est dans une position délicate en Louisiane.

    Au début du 20e siècle, une grande majorité des Cadiens parlaient français.

    Mais en 1916, le gouvernement de la Louisiane établit la scolarisation obligatoire.

    La politique a un bon côté. Tous les enfants cadiens apprennent à lire et à écrire.

    Mais il y a aussi un aspect très négatif. On interdit aux enfants de parler français à l’école. Pire, on les punit s’ils désobéissent.

    Le résultat est qu’un pourcentage important des jeunes Cadiens oublient ou rejettent le français.

    Mais le vent commence à tourner à la fin des années 1960.

    En 1968 est créé le Conseil pour le développement du français en Louisiane qui a son siège dans la ville de Lafayette.

    La législature de la Louisiane redonne par ailleurs un statut de langue seconde au français en 1970.

    On s’organise pour que le français puisse être enseigné depuis l’élémentaire jusqu’à la fin du secondaire à partir de l’année scolaire 1972-1973.

    Puis il y a l’aide provenant de la Francophonie internationale.

    La France se propose de former des enseignants et des aspirants enseignants louisianais avec de nouvelles méthodes pédagogiques pour l’apprentissage du français.

    Le Québec, pour sa part, propose de l’aide technique et d’amener de jeunes Cadiens dans la belle province pour qu’ils puissent constater que le français est une langue vivante.

    Certaines images du reportage de Judith Jasmin sont vraiment très belles.

    Remarquez notamment les prises de vue des bayous avec des cyprès couverts de mousse espagnole.

    On y apprend aussi qu’en Louisiane le français se décline aussi en créole qu’ont importé des Noirs fuyant la colonie de Saint-Domingue, l’actuelle Haïti.¸

    Le français, cheval de bataille des nouvelles générations

    Dès qu’on est prêt à fermer le cercueil sur le cadavre de la francophonie louisianaise, le cadavre se lève et demande une bière.

    Zachary Richard, auteur-compositeur-interprète, 2014

    En 2014, c’est au tour de la journaliste Joyce Napier de se rendre en Louisiane.

    Téléjournal, 27 août 2014

    Son reportage sur la situation du français au pays des Cadiens est présenté au Téléjournal le 27 août 2014.

    La journaliste discute notamment avec Zachary Richard, un résistant, selon ses propres termes, et qui lutte pour la renaissance du français en Louisiane.

    L’artiste constate un changement important de mentalité et de stratégie chez les Cadiens.

    Les francophones de Louisiane se battent dorénavant sur le terrain politique pour que leur langue soit reconnue et que son enseignement soit encouragé.

    Si Zachary Richard avance en âge, il peut compter sur des gens des jeunes générations pour poursuivre le combat.

    Joyce Napier nous présente deux militants francophones.

    Elle rencontre notamment Mandy Migues.

    Elle appartient à la génération des jeunes élèves qui ont connu les programmes d’immersion française dans les écoles de Louisiane.

    Plus tard, Mandy Migues a été une des cofondatrices de FrancoJeunes, un groupe qui travaille à la francisation des Cadiens qui ne parlent plus la langue de Molière.

    On voit la jeune femme organiser des magasins bilingues ou encore des cours de cuisine qui se déroulent en français pour de jeunes Cadiens assimilés.

    L’autre défenseur de la langue française que nous présente Joyce Napier s’appelle Steven Ortego.

    C’est un jeune député démocrate à la législature de la Louisiane à Bâton-Rouge.

    En tant que parlementaire, Steven Ortega a fait adopter deux lois importantes.

    La première loi permet l’affichage bilingue anglais-français dans les 22 comtés de la Louisiane qui comptent d’importantes communautés cadiennes.

    La deuxième loi facilite la création d’écoles proposant l’immersion française en Louisiane.

    Dorénavant, les commissions scolaires devront ouvrir des écoles offrant l’enseignement en français lorsque 25 parents ou plus le demandent.

    De nombreux jeunes Cadiens de nos jours éprouvent de la fierté à parler ou à apprendre le français.

    Le vent a tourné dans les bayous de Louisiane.

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