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Pourquoi « aplatir la courbe » est la stratégie à adopter?

Comment évolue une épidémie avec ou sans mesures préventives.

Comment évolue une épidémie avec ou sans mesures préventives.

Photo : CDC

Radio-Canada

Événements culturels et sportifs annulés. Écoles fermées. Appels au télétravail et à l’isolement volontaire. Ces mesures exceptionnelles d’éloignement social n’ont qu’un seul objectif : éviter un pic incontrôlable du nombre de nouveaux cas qui surchargerait le système de santé.

Toutes ces mesures font ainsi partie d’une stratégie dont l’objectif est d’« aplatir la courbe ». Elle fait référence à un graphique épidémiologique créé par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis qui illustre le nombre quotidien de nouveaux cas d'un virus au fil du temps, selon deux scénarios.

  • Sans mesures préventives – une situation présentée sous la forme d'une courbe plus pointue sur le graphique – le nombre de nouvelles contaminations augmente rapidement dans le temps.
  • Avec des mesures préventives – une situation présentée sous la forme d’une courbe plus étirée sur le graphique – les cas de contamination augmentent de façon moins abrupte dans le temps.

Ralentir la pandémie

Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, affirme qu'il faut à tout prix tenter d’éviter le premier scénario.

On pense que ça pourrait atteindre entre 30 % et 70 % de la population si rien n'est fait. C'est un virus qui se propage plus que la grippe.

Horacio Arruda, directeur national de la santé publique du Québec

Toutes les mesures préventives annoncées n’ont donc qu’un objectif : ralentir le nombre de nouveaux cas dans le temps pour éviter une surcharge du réseau de la santé.

Pour y arriver, il faut garder le nombre de nouveaux cas sous le seuil de saturation du système de santé qui apparaît en pointillé sur le graphique.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Gros plan d'Horacio Arruda.

Horacio Arruda explique pourquoi le gouvernement doit agir vite et fort.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Des patients et des lits

Il faut rappeler qu’environ 80 % des personnes infectées ne présentent que des symptômes légers.

Toutefois, environ 14 % des cas ont des symptômes plus graves. Il s’agit surtout de personnes âgées de plus de 65 ans et dont le système immunitaire est affaibli.

Or, ce pourcentage représente des milliers de patients qui risquent de se présenter aux urgences des hôpitaux. Certains devront être hospitalisés, dont plusieurs sous ventilation mécanique aux soins intensifs.

Contenir le nombre de contaminations par des mesures préventives permet d’empêcher que le système de santé dépasse son seuil de saturation et qu’il s’écroule sous l’ampleur de la tâche.

Dans le cas inverse, des milliers de gens pourraient mourir, faute de lits d'hôpitaux ou d’équipements médicaux nécessaires.

Un appel à tous

Les agences de santé publique insistent donc sur le fait que tous, même les jeunes et les personnes en bonne santé, doivent suivre les mesures d'éloignement social afin de ralentir la propagation du virus et permettre de ne pas surcharger le système de santé.

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Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.

L’éloignement social ralentit la propagation d’un virus

Photo : iStock / Photographerlondon

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