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Coronavirus : Trump déclare l'état d'urgence aux États-Unis

Le reportage de Jean-François Bélanger.

Photo : Getty Images / Drew Angerer

Radio-Canada

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé vendredi l'état d'urgence nationale pour tenter d'enrayer la progression de la COVID-19 aux États-Unis.

Lors d'un point de presse à la Maison-Blanche, M. Trump a confirmé les rumeurs en ce sens qui circulaient depuis le matin.

Le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux disposera de pouvoirs étendus pour offrir davantage de flexibilité et de moyens pour lutter contre le virus, a dit le président.

La déclaration de l'état d'urgence permet aussi de débloquer des fonds d'environ 50 milliards de dollars américains pour faciliter la lutte contre la maladie.

Selon le président, un partenariat avec le secteur privé permettra de fournir 500 000 trousses de tests de dépistage dès lundi, et jusqu'à 5 millions d'ici un mois.

Je doute qu'il soit nécessaire d'en utiliser autant, a ajouté M. Trump.

Le président a aussi indiqué n'accepter aucune responsabilité pour la lenteur de l'effort de dépistage de la maladie aux États-Unis.

Et après avoir soutenu que les citoyens ne montrant pas de symptômes n'avaient pas besoin d'être testés, il a indiqué qu'il subirait lui-même un test prochainement.

Le chef de l'État a récemment été en contact avec un conseiller du président brésilien, qui s'est révélé être contaminé par le virus.

Les principales entreprises de croisière ont par ailleurs suspendu leurs activités dans les ports américains, à la demande du président américain.

Rebond économique

Deux autres mesures dévoilées vendredi, notamment un site Internet permettant de déterminer si une personne devrait subir un test de dépistage, de même que des lieux de dépistage pour automobilistes, verront bientôt le jour, a ajouté le chef de l'État.

Au cours des prochaines semaines, il sera toutefois nécessaire de faire des sacrifices, a poursuivi le président.

Les huit prochaines semaines seront cruciales pour combattre la maladie, a-t-il affirmé.

Galvanisée par la déclaration présidentielle, la Bourse de New York a terminé en forte hausse, vendredi, l'indice Dow Jones récupérant environ 10 % de sa valeur, après une chute de la même ampleur la veille.

Le cours des actions d'Alphabet, maison mère de Google et partenaire du gouvernement américain qui devra concevoir le site Internet permettant d'évaluer de potentiels malades, s'est lui aussi envolé en bourse, cette fois de 9 %.

Même scénario pour les actions des compagnies Target et CVS, qui sont associées aux efforts de lutte contre la maladie : leur cours a bondi de 10 %, environ sur les marchés.

Le département de la Santé et des Services sociaux avait déjà déclaré un état d'urgence sanitaire, en janvier, en lien avec la pandémie.

Consultez notre dossier sur la COVID-19 : Tout sur la pandémie

L'administration Trump et la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, se sont entendus sur une d'aide d'urgence contre la propagation du nouveau coronavirus, afin d'aider les Américains et de calmer les marchés financiers.

L'accord entre les Démocrates et la Maison-Blanche prévoit la gratuité des tests de dépistage de la COVID-19, deux semaines de congé de maladie pour les travailleurs touchés par le virus, jusqu'à trois mois de congé pour des raisons familiales ainsi que le renforcement des mesures financières destinées aux chômeurs et des programmes alimentaires pour les enfants, les familles et les aînés.

La Chambre des représentants doit voter vendredi soir sur l'accord.

La Federal Communications Commission (FCC), qui réglemente les télécommunications aux États-Unis, a par ailleurs indiqué que les fournisseurs s'étaient mis d'accord pour ne pas réclamer de frais de retard aux consommateurs résidentiels ou aux petites entreprises, si ces frais sont imputables à l'épidémie.

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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