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Jean-Marie Nadeau claque la porte du conseil d'administration de Vitalité

Jean-Marie Nadeau

Jean-Marie Nadeau est auteur et militant acadien.

Photo : Radio-Canada / Francis Pilon

Jean-Marie Nadeau démissionne de ses fonctions de membre du conseil d'administration du Réseau de santé Vitalité. Le militant acadien affirme qu’il ne se sentait plus à l’aise au sein du groupe.

Les membres du conseil se rencontraient à huis clos vendredi matin à Bathurst.

Quelques minutes après le début de la rencontre, Jean-Marie Nadeau a quitté la réunion avec fracas et a démissionné.

Il affirme qu’il sentait trop de pression de la part des autres membres du conseil d’administration de Vitalité. La rencontre de vendredi aurait alors été la goutte qui aurait fait déborder le vase.

Puisque la rencontre se tenait à huis clos, l’ordre de jour n’est pas public.

Depuis la crise en santé qu’a provoqué l'annonce de la fermeture de nuit de six urgences au Nouveau-Brunswick, certains tensions et désaccords au sein du conseil ont fait surface dans la sphère publique.

D'ailleurs, Jean-Marie Nadeau n’est pas le seul à avoir quitté son poste après la crise.

Norma McGraw qui était vice-présidente du conseil a aussi démissionné en février.

Elle disait alors qu’elle a appris la nouvelle sur la fermeture partielle du service des urgences de certains hôpitaux en même temps que la population et qu’elle n’avait pas eu l’occasion de voter sur une telle mesure.

La présidente du conseil d'administration du Réseau de santé Vitalité, Michelyne Paulin, avait alors démenti ces allégations.

Jean-Marie Nadeau, qui explique ne pas avoir prémédité son départ et avoir pris sa décision vendredi matin en constatant la teneur des propos, maintient avoir voté en décembre contre une résolution sans être conscient qu'on parlait des fermetures d'urgences.

Jean-Marie Nadeau lève l'index lors d'une entrevue devant les locaux de Radio-Canada.

Jean-Marie Nadeau à Moncton le 13 mars 2020.

Photo : Radio-Canada

On a validé ce matin que, normalement, on aurait pris une décision au mois de décembre de fermer les urgences. Je réitère - et je signe, comme dirait la présidente Michelyne Paulin - que ça n'a jamais été fait de façon explicite. Ça a plutôt été fait en catimini, martèle M. Nadeau.

Comme ce matin, on semble valider que cette décision a été prise par nous, ce que je conteste. C'est sûr que je ne voulais être d'aucune façon à ce genre de décision, explique-t-il.

Je m'excuse auprès des électeurs de Moncton-Riverview qui m'avaient élu, poursuit-il, mais d'une manière ou d'une autre, semble-t-il que ça ne vaut pas cher la tonne.

M. Nadeau dit que son intention n'est pas de nuire au Réseau de santé Vitalité et qu'il continuera à défendre un tel réseau . Démissionner n'est pas un acte qui se fait de gaieté de coeur, ajoute-t-il. Comme individu, je ne me sens plus à l'aise, plus le bienvenu sur ce conseil d'administration.

Jamais, au grand jamais, tant que je serai vivant on ne fermera les urgences dans les milieux ruraux, affirme le militant acadien, qui faisait partie du conseil depuis 2016.

Avec les renseignements de Marie-Hélène Lange

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