•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Travailleurs étrangers : les agriculteurs retiennent leur souffle

Des travailleurs étrangers dans un champ de fraises du Québec.

Des travailleurs étrangers dans un champ de fraises du Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs agriculteurs retiennent actuellement leur souffle en prévision du printemps. À ce jour, avec toutes les mesures mises en place en raison de la pandémie du coronavirus, ils ignorent s’ils pourront recevoir l’aide des centaines de travailleurs étrangers temporaires qui viennent habituellement leur prêter main-forte à partir de la mi-avril.

Plusieurs associations ont d’ailleurs été convoquées d'urgence par l'Union des producteurs agricoles jeudi afin d'évaluer la possibilité de créer une cellule de crise spécifiquement sur la question des travailleurs étrangers, qui aident les agriculteurs dans plusieurs secteurs d’activités, que ce soit dans l’industrie porcine, laitière ou dans le secteur maraîcher.

Au Centre-du-Québec, 174 entreprises accueillent chaque année près d'un millier de travailleurs, principalement en provenance du Mexique et du Guatemala.

À Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie, le propriétaire de la ferme maraîchère Norvie, Normand Bournival attend pour sa part onze travailleurs. Or, ce dernier n’est guère nerveux. Il considère en effet que la panique actuelle serait non fondée. Tout va se calmer, croit-il. Ces travailleurs-là vont venir, ça, c’est sûr et certain.

Des entreprises manufacturières subissent déjà les impacts de leur côté. Le groupe SFP, qui recrute des travailleurs étrangers pour des entreprises partout au Québec, en subit les conséquences. La situation est d’autant plus difficile dans le contexte de pénurie de main d’oeuvre qui sévit actuellement alors que plusieurs entreprises doivent refuser des contrats par manque de personnel.

Avec la mise en quarantaine de Manille, aux Philippines, des impacts sont déjà à prévoir, considère le directeur du groupe, Denis Gamache.

Avec les informations de Maude Montembeault

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Mauricie et Centre du Québec

Agriculture