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  • Après le Québec, le Japon : Expo 70 d’Osaka

    Montage d'archives, Expo 70 à Osaka

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 15 mars 1970 marque l’inauguration de l’Exposition universelle d’Osaka. Trois ans après Expo 67, les Québécois sont bien curieux de voir comment les Japonais parviendront à leur tour à séduire la planète.

    L’Exposition universelle d’Osaka de 1970, la première à se dérouler en Asie, s’annonce comme un événement international de grande envergure.

    Le souvenir d’Expo 67 est encore vif et Radio-Canada envoie au Japon une équipe pour capter l’atmosphère de cette grande manifestation.

    Trois ans séparent Montréal d'Osaka, ce qui laisse peu de temps pour innover, soutient Bernard Derome dans le documentaire Moshi, Moshi, réalisé sur place.

    Avec son thème Le progrès humain dans l’harmonie, son appellation officielle Expo 70, et même ses passeports à tamponner, Osaka s’inspire grandement de Montréal.

    Aux dires du journaliste Bernard Derome, Expo 70 se distingue cependant par son budget — six fois supérieur à celui de l’Exposition universelle de Montréal — et par l’esprit plus commercial qui y règne.

    Entrevue avec le haut-commissaire du Japon, 6 août 1969

    Le haut-commissaire du Japon est enchanté de la grande participation canadienne à Expo 70, comme le montre cette entrevue datée du 6 août 1969 avec le journaliste George Frajkor.

    En plus du Canada, le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique sont représentés à Osaka.

    Je suis émerveillé des plans de leurs pavillons qui sont en train d’être construits. Les quatre pavillons canadiens seront des centres d’attraction pour le public japonais.

    Toru Hagiwara, haut-commissaire du Japon

    Le haut-commissaire du Japon peut aussi se réjouir du nombre de pays qui participent à Expo 70 : 76 pays, soit 15 de plus qu’à Expo 67.

    En raison de l’éloignement géographique du Japon, Osaka s’attend toutefois à accueillir beaucoup moins de touristes étrangers.

    Leur proportion sera finalement de 3 % en 1970, comparativement à 48 % de visiteurs provenant de l’extérieur du pays pour Montréal en 1967.

    Le pavillon du Canada à Osaka

    Montage d'archives, Le pavillon du Canada à Expo 70

    Premier à annoncer sa participation, premier à entreprendre ses travaux de construction et premier à les achever, le Canada est la révélation d'Osaka, affirme l’animateur Bernard Derome dans cet extrait du documentaire Moshi, Moshi, présenté à l’émission Les Beaux dimanches du 10 mai 1970.

    En forme de pyramide tronquée, le pavillon du Canada illustre avec grande beauté les trois composantes de la vie canadienne : la glace, l'eau et le bois.

    À l’intérieur, les visiteurs peuvent se familiariser avec son histoire, ses traditions et ses ressources.

    Mais ce qui en fait l’un des pavillons les plus courus d’Expo 70, c’est la présentation de spectacles d’artistes canadiens toutes les heures.

    70 % des visiteurs ont moins de 25 ans à Expo 70, et le Canada joue fort pour attirer toute cette jeunesse dans sa cour intérieure.

    Les pavillons des États-Unis et de l’Union soviétique, qui misent sur les voyages spatiaux, se distinguent néanmoins comme les plus populaires du site d’Osaka.

    Le pavillon du Québec à Osaka

    Montage d'archives, Le pavillon du Québec à Expo 70

    Le bleu et le blanc sont les couleurs dominantes du pavillon du Québec à l’Exposition universelle d'Osaka.

    « Québec, pays jeune, dynamique, industrialisé », c’est le message que souhaite transmettre le pavillon du Québec à ses visiteurs à Osaka.

    Bernard Derome en fait la présentation dans ce reportage du 24 juin 1970 pour la journée du Québec à Expo 70.

    De l’extérieur, le bleu et le blanc sont les couleurs dominantes du pavillon du Québec.

    Puis, en partant du hall intérieur, des installations évoquent les quatre saisons et leur influence sur le mode de vie des Québécois.

    En plus de sa zone d’exposition et de sa terrasse prisée des familles, le pavillon du Québec dispose d’un restaurant de spécialités québécoises.

    La discothèque a quant à elle dû fermer ses portes à la suite d’une « campagne de diffamation de la presse japonaise », signale Bernard Derome en conclusion de son reportage.

    Présentation de la maquette du pavillon du Québec à Osaka, 25 octobre 1968

    Par le truchement du ministère d'immigration d'Ottawa, malheureusement, le Québec et le Canada français n'étaient pas connus en Europe et à l'étranger, soutient le premier ministre Jean-Jacques Bertrand lors de la présentation de la maquette du pavillon du Québec en 1968.

    Après Terre des hommes, le Québec veut s’assurer de poursuivre son rayonnement à l’étranger avec une présence signification à l’Exposition universelle d’Osaka.

    C’est pourquoi 3 millions de dollars sont investis dans la construction du pavillon du Québec qui verra aussi défiler une importante délégation d’artistes et de dignitaires québécois durant les 183 jours d’Expo 70.

    L’Exposition universelle d’Osaka se termine le 13 septembre 1970 en battant tous les records enregistrés par Expo 67, pourtant couronnée de succès trois ans plus tôt.

    64 millions de visiteurs parcourent le site d’Expo 70, ce qui en fait l’exposition universelle la plus fréquentée à ce jour.

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