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Le Népal ferme les accès au mont Everest

On prévoit un impact dévastateur sur l'économie locale.

Il est entouré de nuages.

Vue panoramique sur le mont Everest

Photo : Gaëtan Lamarre

Agence France-Presse

Après la Chine, le Népal a annoncé vendredi la fermeture de son accès au plus haut sommet de la Terre en raison de la pandémie de coronavirus. Cela annule ainsi la haute saison qui devait commencer le mois prochain.

Dans l'espoir d'empêcher la propagation de l'épidémie sur son territoire, Katmandou a suspendu les ascensions sur l'ensemble de ses montagnes et cesse de délivrer des visas de tourisme, a déclaré le ministre népalais de la Culture, du Tourisme et de l'Aviation civile, Yogesh Bhattarai.

Le gouvernement a décidé de suspendre toutes les expéditions de printemps et d'annuler les permis d'ascension pour le moment. La décision peut être reconsidérée après analyse de la situation mondiale au cours du mois à venir, a-t-il indiqué.

Le Népal n'a recensé qu'un cas confirmé de nouveau coronavirus à ce jour.

Cette décision, saluée avec résignation par les professionnels du secteur, porte un coup dur à l'économie locale, pour laquelle le tourisme himalayen est une source cruciale de devises.

Nous comprenons les conséquences terribles qu'aurait une épidémie de COVID-19 au camp de base [de l'Everest]. Malheureusement, nous devons convenir que c'est une décision sage, a dit dans un communiqué l'alpiniste Lukas Furtenbach, directeur d'une agence d'expéditions.

Plus haut sommet de la Terre avec ses 8848 mètres d'altitude, l'Everest est accessible par la Chine par son versant nord, et par le Népal au Sud. La Chine a déjà notifié aux organisateurs d'expéditions cette semaine que la voie tibétaine, la moins fréquentée, resterait fermée cette saison.

Consultez notre dossier sur la COVID-19 : Tout sur la pandémie

Décision difficile pour l'économie

À raison de 11 000 $ par tête, les seuls permis d'ascension de l'Everest ont rapporté 4 400 000 $ au Népal l'année dernière. Les montagnes sont le principal attrait touristique du pays et génèrent un bon nombre d'emplois et de revenus.

Les mesures du gouvernement auront un impact dévastateur sur notre tourisme et notre économie. Les entreprises vont souffrir, et les travailleurs encore plus. Mais c'est le choix responsable à faire au vu des risques, a estimé Santa Bir Lama, président de l'association d'alpinisme du Népal.

L'ascension de l'Everest se fait traditionnellement en avril-mai. La météo offre à cette époque une fenêtre étroite de conditions moins extrêmes pour grimper au sommet.

L'année dernière, la haute saison avait donné lieu au nombre record de 885 personnes montées au sommet, 644 depuis le Népal et 241 depuis la Chine. L'affluence avait provoqué des embouteillages humains en zone de la mort, dont les images avaient fait le tour du monde.

C'est la troisième fois en moins de 10 ans que le Népal ferme l'accès à l'Everest au printemps : en 2014, après une avalanche meurtrière, et en 2015, suite à un séisme qui avait ravagé le pays.

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