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Les bourses nord-américaines se ressaisissent

Un investisseur portant un masque parle au téléphone à la Bourse du Pakistan.

Les cours des marchés internationaux ont légèrement remonté malgré l'incertitude persistante causée par la progression du nouveau coronavirus dans le monde.

Photo : Getty Images / Asif Hassan

Radio-Canada

Les principaux indices boursiers nord-américains ont clôturé la journée en forte hausse, après l'annonce de mesures importantes pour soutenir l'économie et lutter contre le coronavirus à Washington et Ottawa.

À la fermeture de la séance à la Bourse de New York vendredi, le Dow Jones, indice phare des marchés américains, affichait une progression de 9,36 %, tandis que le S&P 500 clôturait la journée à +9,28 % et le NASDAQ, en remontée de 9,34 %.

Après avoir connu un certain rebond en matinée, les marchés américains se sont envolés vendredi après-midi après la déclaration de l'état d'urgence aux États-Unis par le président Trump, ce qui a permis à son gouvernement de débloquer plus de 50 milliards de dollars de fonds pour combattre la propagation de la maladie et soutenir l'économie nationale.

À Toronto, l'indice S&P/TSX, qui a terminé la journée en hausse de 8,98 %, a lui aussi bien répondu à l'annonce de la Banque du Canada d'une nouvelle baisse du taux directeur de 0,5 point de pourcentage et de l'annonce d'une série de mesures d'aide économique de 10 milliards de dollars par Ottawa.

La nervosité des investisseurs n'en demeure pas moins tangible. Malgré le rebond des marchés, la progression des divers indices s'est faite en dents de scie toute la journée

Les principales bourses européennes ont aussi terminé la semaine en légère hausse vendredi après avoir vécu la veille la pire séance de leur histoire dans un climat déprimé par les craintes liées au coronavirus.

À la fermeture des marchés, l'indice CAC 40 (Paris) avait gagné 1,83 %, le Dax (Francfort) prenait 0,77 %, et le FTSE (Londres) avait progressé de 2,46 %.

Consultez notre dossier sur la COVID-19 : Tout sur la pandémie

Les bourses mondiales, déjà mal en point depuis des semaines à cause des incertitudes sur le coronavirus, se sont écroulées jeudi après la décision de Donald Trump de suspendre les voyages en provenance d'Europe.

Les mesures jugées décevantes de la Banque centrale européenne (BCE) sont venues assombrir le portrait pour les investisseurs.

Plusieurs responsables de l'institut d'émission de Francfort ont depuis tenté de corriger le tir. La BCE est prête à agir pour réduire les écarts de rendements entre les emprunts des différents pays membres de la zone euro si ceux-ci entravent l'efficacité de sa politique monétaire, a ainsi déclaré vendredi l'économiste en chef de la BCE, Philip Lane.

La question est de savoir si les investisseurs tiendront leurs positions acheteuses durant le week-end, alors que le risque d'avoir des annonces négatives pendant ces deux jours de fermeture habituelle des marchés reste extrêmement élevé, a déclaré Vincent Boy, analyste marché à IG France.

Aucune information ne peut actuellement rassurer les investisseurs à moyen terme, qui craignent un peu plus de restrictions au niveau mondial alors qu’aucune statistique ne permet encore d’évaluer l’impact sur l’activité économique en Europe ou aux États-Unis et que l’épidémie semble loin d’être contenue au niveau mondial.

Philip Lane, économiste en chef de la BCE

Les bourses d'Asie piquent du nez

Les places asiatiques ont suivi le plongeon historique de Wall Street amorcé jeudi. Le Nikkei à la Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 6,08 %, après avoir perdu en séance jusqu'à plus de 10 %. Sur la semaine, l'indice nippon accuse une baisse de plus de 15 %.

En Chine continentale, le CSI 300 des grandes capitalisations a reculé de 1,4 % et à Hong Kong, l'indice Hang Seng a perdu 1,1 %.

Pire semaine pour les cours du pétrole

Le cours du brut ont gagné quant à eux 5,30 % mais s'apprêtent à clôturer leur pire semaine depuis la crise financière de 2008, parce qu'aux craintes sur la demande s'est ajoutée une guerre des prix entre l'Arabie saoudite et la Russie.

À 16 h vendredi, le baril de Brent avait pris 5,69 % à 35,11 $ et le baril de brut léger américain (WTI) 7,46 % à 35,20 $.

Avec les informations de Reuters

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