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COVID-19 : quand peut-on dire qu'un patient est guéri?

Du personnel médical, qui porte une combinaison protectrice, soigne un patient.

Le personnel médical d’un hôpital de Wuhan, en Chine, traite un patient atteint du coronavirus (photo d'archives).

Photo : Reuters / China Daily CDIC

Radio-Canada

Les autorités de santé publique partout au pays annoncent fréquemment de nouveaux cas, mais il est rare encore qu'elles parlent de guérison. Qu'attendent-elles pour déclarer qu'un cas est guéri?

En Ontario, par exemple, le premier cas a été annoncé le 25 janvier. C'est le 20 février qu'il a été déclaré guéri. Mais depuis, 59 cas ont été confirmés dans cette province, et seulement 5 personnes sont guéries.

Quand donc les autorités de santé publique parlent-elles de guérison?

Quatre périodes sont distinguées dans le déroulement d’une infection virale : l'incubation (le temps estimé entre la contamination et l'apparition des premiers signes de la maladie), les symptômes, la guérison clinique et la disparition du virus du corps.

La durée de ces périodes et la gravité de la maladie varient beaucoup d’un individu à l’autre, il est donc très difficile d’établir quel est l'intervalle entre le début et la fin d’une contamination.

La fin des symptômes ne signifie pas que le virus a disparu

Pour la grande majorité des patients, la guérison clinique, c’est-à-dire la disparition totale des symptômes liés à la maladie (fièvre, toux, difficultés respiratoires), survient bien avant l’élimination complète du virus dans le corps.

Pour qu’un cas soit totalement écarté, le patient infecté doit présenter deux tests négatifs à la COVID-19 à au moins 24 h d’intervalle.

Cette mesure de précaution imposée par les autorités sanitaires fait en sorte qu'on s'assure que l'agent infectieux est totalement évacué de l'organisme. Elle allonge d'autant la durée au cours de laquelle un cas est considéré comme positif.

On est capables de détecter le coronavirus encore même une à deux semaines après que le patient n’ait plus de symptômes. Donc [bien qu’elle soit] cliniquement guérie, [il] reste une petite chance que cette personne soit infectée.

Une citation de :La Dre Samira Mubareka, microbiologiste et médecin spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital Sunnybrook, à Toronto

Parmi les rémissions se trouve le premier cas déclaré en Ontario, le 25 janvier. Le Torontois, qui était rentré de Wuhan, en Chine, est officiellement guéri depuis le 20 février.

Une chercheuse en laboratoire regarde vers la gauche.

La Dre Samira Mubareka fait partie des chercheurs qui travaillent sur la COVID-19 à l'Hôpital Sunnybrook, à Toronto.

Photo : Radio-Canada

Pour la Dre Mubareka, qui fait partie de l’équipe de recherche sur la COVID-19 qui a réussi à isoler le virus jeudi, le temps de guérison varie beaucoup d’un patient à l’autre.

Pour la majorité des gens, c’est assez faible comme maladie et ils vont guérir spontanément, ajoute-t-elle.

Le virus est bénin dans environ 80 % des cas. Une personne sur cinq a cependant des symptômes qui nécessitent une hospitalisation.

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