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Quelques conseils pour diminuer l’anxiété des enfants face à la COVID-19

Trois femmes russes portant des masques blancs sur la bouche, se tiennent debout, l'une d'entre elles portant une jeune enfant dans ses bras.

L'arrivée en Estrie du coronavirus suscite beaucoup d’inquiétude, particulièrement chez les enfants.

Photo : Radio-Canada / Alexey Sergeev

Radio-Canada

L'arrivée en Estrie du coronavirus suscite beaucoup d’inquiétude, particulièrement chez les enfants. Face à cette pandémie, ils se sentent inquiets et ont besoin d’être rassurés. Mais comment aborder cet enjeu avec eux sans faire augmenter leur anxiété? Voici quelques pistes de solution de la psychologue et neuropsychologue sherbrookoise spécialisée en pédiatrie, Sophie Gagnon.

1. Répondre aux questions avec des mots et des idées que les enfants peuvent comprendre

Les enfants n’ont pas tous la même capacité de compréhension alors il est important que les parents ajustent leurs explications selon l’âge de l’enfant à qui ils s’adressent, explique Mme Gagnon.

Il est important d’apporter les réponses aux questions formulées par l’enfant, mais le tout doit se faire avec des mots et des idées que l’enfant de cet âge-là est capable de comprendre.

Sophie Gagnon

2. Grâce à ses comportements, l'enfant a un pouvoir sur la situation

Ne pas contrôler une situation peut faire augmenter l’anxiété, c’est pourquoi la psychologue suggère aux parents d’expliquer à leur enfant qu’il peut utiliser des outils et des comportements qui le protégera de la COVID-19. Par exemple, se laver les mains, ne pas toucher les choses ou encore ne pas donner de câlins aux amis devient en quelque sorte un antidote à sa peur.

L’enfant peut se dire, si moi j’effectue mes comportements de prudence tous les jours, je peux dire à ma peur « ­­­calme-toi, c’est correct je fais tout ce qu’il faut ». En prenant ce pouvoir sur la situation, il se rassure par le fait même.

Sophie Gagnon

3. Ne pas aller au-delà des questionnements de l'enfant

Pour Sophie Gagnon, un des principes de base à appliquer avec les enfants est de ne pas leur communiquer des informations qui vont au-delà de leurs questionnements au moment où ils les communiquent.

Ce principe amène la psychologue à mettre en garde les parents qui ont des enfants d’âges différents de ne pas discuter ouvertement de toutes leurs préoccupations. Un enfant de 5 ans ne comprend pas les choses de la même manière qu’un enfant de 10 ans, explique-t-elle. Alors, il est primordial de discuter de la situation avec chaque enfant séparément.

4- Limiter leur exposition aux nouvelles, tous médiums confondus

Comme les informations diffusées dans les différents médias peuvent être difficiles à comprendre pour certains enfants, il est préférable, selon Mme Gagnon, de ne pas les exposer aux différents bulletins d’informations.

Si pour calmer son anxiété, l’enfant demande à comprendre, il est préférable de s’asseoir avec lui et de lui expliquer ce qu’il veut savoir.

5. S'informer régulièrement de ses émotions face à la situation

On ne doit pas croire que parce qu’un enfant semble bien informé, son anxiété sera pour autant apaisée. C’est pourquoi le canal de communication doit être constamment ouvert.

Le parent peut par exemple aborder l’enfant en lui disant : j’aimerais que tu me dises toutes les choses que tu as entendues et qui te font peur. Tu penses quoi de ça toi? Alors voici comment nous, maintenant, on va décider des choses.

Sophie Gagnon

Écoutez les conseils de la psychologue et neuropsychologue sherbrookoise spécialisée en pédiatrie, Sophie Gagnon :

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