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Vague d'inquiétude à Vancouver après l'interdiction de croisières

La lumière du lever du soleil est reflétée sur les nombreuses vitres du bateau.

L’Emerald Princess peut transporter plus de 3000 passagers. Jeudi, la compagnie Princess Cruises a annoncé qu'elle suspendait ses croisières pendant 60 jours.

Photo : Radio-Canada

Une vague d’inquiétude plane sur le quartier de Gastown, qui borde le port de Vancouver. La décision du gouvernement fédéral d'interdire aux navires de croisière de plus de 500 personnes de faire escale au Canada jusqu’au 1er juillet vient chambouler l’industrie du tourisme.

Pour Jacqueline Dera, la gérante du café Prado, la saison des croisières est « le pain et le beurre » de sa petite entreprise, qui double ses revenus l’été, lorsque les vacanciers débarquent sur les quais et sillonnent les rues pavées par milliers.

Je suis extrêmement préoccupée, répète-t-elle.

Elle devra maintenant renoncer à embaucher du personnel supplémentaire pour la saison estivale. Nous employons deux ou trois personnes de plus l’été, mais en ce moment, nous avons moins de personnel.

Une poignée de touristes dans le quartier de Gastown, à Vancouver.

Le quartier touristique de Gastown, à Vancouver, pourrait être particulièrement touché par la suspension de croisières.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

À lire aussi :

Suspensions et annulations

Jeudi, l'entreprise Carnival a annoncé qu'elle mettait les 18 navires de sa filiale Princess Cruises à quai pour deux mois.

L'un de ces bateaux a été mis en quarantaine au large de la Californie après la détection de cas de COVID-19 à bord. Viking Cruises suspend de son côté ses activités jusqu'au 1er mai.

Le port de Seattle a déjà interdit à deux navires d'accoster, ce qui a entraîné l'annulation des deux premières traversées de la saison.

Le président de Cruise Connections Canada, Sanjay Goel, avoue que la situation est difficile pour son industrie. 

Malheureusement, nous avons plus d'annulations que de nouvelles réservations en ce moment.

Sanjay Goel, président de Cruise Connections Canada
Le navire Grand Princess devant le pont Golden Gate, dans la région de San Francisco, en Californie.

Un petit groupe de patients atteints du coronavirus en Californie du Nord étaient tous des passagers du navire Grand Princess, qui a voyagé de San Francisco au Mexique, en février.

Photo : Associated Press / Scott Strazzante

Des effets sur l'économie

Les retombées pour l’économie locale sont conséquentes, puisque chaque croisière peut générer près de 3 millions de dollars, selon le directeur général par intérim de Tourism Vancouver, Ted Lee. Cette industrie est une composante importante de l’industrie touristique, note-t-il.

Rectificatif :

Une version précédente de ce texte soutenait que chaque navire de croisière accostant à Vancouver pouvait générer près de 3 milliards de dollars. Or, chaque navire peut plutôt générer jusqu'à 3 millions de dollars.

La COVID-19 aura des effets à court terme sur l’économie, a reconnu plus tôt cette semaine le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, lors d'un discours devant la Chambre de commerce de Surrey, dans le Grand Vancouver.

Le premier ministre, Justin Trudeau, a annoncé mercredi la mise sur pied d'un fonds de 1 milliard de dollars, dont la moitié servira à aider les provinces à répondre aux répercussions de l'épidémie de coronavirus.

Au 13 mars, 53 cas de COVID-19 ont été recensés dans la province.

Avec les informations de Kim Vermette et Benoît Ferradini

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