•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coronavirus : « aplatir la courbe » pour maintenir la capacité du système de santé

Il faut ralentir la propagation du virus pour éviter la saturation des services, disent les experts.

Graphique qui illustre que le système de santé devient rapidement saturé lorsqu'il n'y a pas de mesures préventives pour ralentir la propagation de la maladie.

L'évolution d'une épidémie avec ou sans mesures préventives.

Photo : CDC

La Presse canadienne

Les responsables de la santé publique scandent un refrain commun dans la lutte contre la COVID-19 : il faut « aplatir la courbe! ».

Ce leitmotiv, répété comme un mantra par l'administratrice en chef de la santé publique du Canada et par la ministre fédérale de la Santé, fait référence à un graphique épidémiologique qui illustre le nombre quotidien de nouveaux cas d'un virus au fil du temps.

Selon les experts, ce graphique montre l'importance de ralentir avant tout la propagation du virus, afin que le taux d'infection ne dépasse pas la capacité des systèmes de santé.

Le graphique présente deux courbes, en forme de cloche, illustrant deux scénarios possibles pour l'évolution de l'épidémie. La première courbe montre un pic soudain des cas, qui dépasseront un certain temps la capacité limitée du système de santé.

Dans l'autre scénario, des mesures sont prises pour réduire le nombre de cas actifs dans une période donnée. Cette courbe, plus plate et étirée sur une période de temps plus longue, ne dépasse toutefois pas le seuil de surcharge du système de santé. On a alors ralenti la dynamique de l'épidémie : c'est ce dont rêvent actuellement les responsables de la santé publique.

Horacio Arruda explique pourquoi le gouvernement doit agir vite et fort.

Éviter les rassemblements

Et pour ralentir la dynamique d'une épidémie, il faut éviter les rassemblements ou garder ses distances, des mesures très efficaces pour limiter la transmission communautaire du coronavirus contagieux, selon les experts. Des pays durement touchés comme la Chine et l'Italie, qui a maintenant mis en quarantaine forcée ses 60 millions d'habitants, ont pris des mesures strictes pour isoler les citoyens.

Jusqu'à présent, la réponse du Canada avait été beaucoup plus modérée, mais les choses commencent à changer. Les annonces d'annulation de grands événements publics se sont succédé jeudi : rencontre fédérale-provinciale des premiers ministres à Ottawa vendredi, défilés de la Saint-Patrick à Toronto dimanche prochain et à Montréal le dimanche suivant, gala des prix Juno à Saskatoon dimanche soir.

D'autres pays ont intensifié leurs efforts pour éviter les transmissions communautaires. Le Congrès américain a fermé au public le Capitole et tous les immeubles de bureaux des deux chambres jusqu'en avril. Plusieurs politiciens américains se sont déjà mis en quarantaine.

Le Canada a enregistré un seul décès de la COVID-19 (une personne âgée de la Colombie-Britannique) parmi environ 149 cas confirmés d'infection au coronavirus. Près de 80 % des personnes malades sont des voyageurs et 12 % sont des contacts proches de ces voyageurs, selon l'Agence de la santé publique du Canada.

La plupart des personnes infectées présentent des symptômes légers ou modérés tels que fièvre et toux, mais la maladie peut être plus grave chez les personnes âgées de 65 ans et plus ou dont le système immunitaire est affaibli.

L’éloignement social ralentit la propagation d’un virus

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Santé publique

Science