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COVID-19 : l'industrie des croisières de l'Atlantique sur le qui-vive

Le navire de croisière Royal Princess dans le port de Charlottetown en octobre 2018.

Près de 100 navires doivent accoster à Charlottetown en 2020.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

La propagation de la COVID-19 inquiète les acteurs de l'industrie touristique en Atlantique, qui prévoyaient une année lucrative. À l'Île-du-Prince-Édouard seulement, l'économie du tourisme rapporte plus d'un demi-milliard de dollars annuellement. Aujourd'hui, rien n'est moins sûr, puisque les annulations se succèdent.

L'industrie du tourisme est vitale pour l'Île-du-Prince-Édouard, et les passages des navires de croisière en sont de grands contributeurs. L'an dernier, 128 000 passagers et 55 000 membres d'équipage ont débarqué à Charlottetown.

Cette année, l'industrie s’attendait à recevoir plus de visiteurs. Près de 150 000 passagers et 70 000 membres d'équipage devaient visiter Charlottetown, où 97 navires sont censés accoster en 2020. L'arrivée du premier bateau est prévue le 29 avril.

La COVID-19 pourrait venir brouiller les cartes de ces prévisions de l’industrie touristique.

Nous devons avoir une réflexion sur comment on va protéger les Canadiens qui pourraient prendre ces bateaux de croisière, qui pourraient travailler sur ces bateaux de croisière, mais aussi les communautés qui pourraient être affectées par ces bateaux de croisière en visite, a indiqué le premier ministre Justin Trudeau.

À l'Île-du-Prince-Édouard, gouvernement et médecins sont aussi en réflexion. Dennis King, le premier ministre de la province, dit être conscient des enjeux sanitaires et économiques. Il s'est engagé à aider l'industrie touristique à se sortir de cette tempête.

Nous essayons vraiment de faire face aux nouvelles réalités au fur et à mesure qu'elles se présentent, en essayant de faire ce que nous pouvons en tant que province pour aider nos industries à surmonter la tempête qui s'annonce, a avancé M. King.

L'autorité portuaire de l’Île-du-Prince-Édouard compte d'ailleurs faire régulièrement le point sur la situation.

Les préoccupations sont les mêmes pour Halifax, en Nouvelle-Écosse, où chaque année 350 000 touristes descendent de navires de croisière qui y accostent.

Nous réfléchissons tous et, je pourrais dire, nous sommes peut-être tous inquiets, a confié à CBC Mike Cassidy, le président de Maritime Buses, une des entreprises qui transportent des touristes au pittoresque phare de Peggy's Cove.

Fortes vagues devant des rochers et devant le phare de Peggy's Cove en Nouvelle-Écosse le 5 janvier 2018.

Peggy's Cove en Nouvelle-Écosse

Photo : The Canadian Press / Andrew Vaughan

Lane Farguson est un porte-parole de l'Administration portuaire d'Halifax. Il affirme que le port suit les directives de l'Agence de santé publique du Canada.

C'est une situation sans précédent, parce que nous n'avons jamais rien vu de tel, a souligné M. Farguson. Il ajoute qu’il est impossible de prédire précisément l’effet qu’aura la pandémie sur la saison des croisières qui doit commencer en avril.

À Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, les gens qui vivent du tourisme se croisent les doigts. Ils espèrent que les navires de croisière seront toujours aussi nombreux cette année, malgré la propagation du coronavirus.

La ville portuaire s’attend à recevoir 90 navires cette année et 240 000 vacanciers.

D'après les informations des journalistes Julien Lecacheur et Michel Nogue, avec des extraits de CBC

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