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La Couronne entend présenter une contre-preuve au procès d'Éric Salvail

Portrait d'Éric Salvail.

Éric Salvail arrive au palais de justice de Montréal, le 11 mars 2020

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

La procureure Amélie Rivard a annoncé mercredi son intention de présenter une contre-preuve en réplique à la défense. Me Rivard a précisé qu'elle prévoyait appeler « de trois à quatre témoins » à la barre.

Le producteur et animateur déchu est accusé d'agression sexuelle, de séquestration et de harcèlement sexuel.

Son témoignage en défense et la mise en preuve de son volumineux dossier d'emploi à la Société Radio-Canada ont notamment mis en doute sa présence aux moments allégués par sa présumée victime, Donald Duguay.

Les parties se retrouveront devant le juge Alexandre Dalmau le 8 avril prochain pour discuter de la gestion de la suite des événements. La présence d'Éric Salvail ne sera pas requise à cette étape.

Le juge Dalmau entendra la requête le 30 avril afin de déterminer s'il refuse ou s'il accepte en tout ou en partie la contre-preuve que souhaite présenter la poursuite. La poursuite a le droit d'apporter une réplique à la preuve faite par la partie défenderesse, mais cette preuve supplémentaire doit se limiter à contredire les points soulevés par la défense.

Témoignant pour sa propre défense, en février, Éric Salvail avait nié en bloc toutes les allégations dont il fait l'objet et qualifié de farfelu l'épisode d'agression sexuelle et de séquestration raconté par Donald Duguay, événement qui serait survenu dans une salle de toilette de la société d'État en octobre 1993.

Il avait notamment fait valoir qu'il ne travaillait plus à Radio-Canada au moment où ces gestes auraient été posés.

Quant aux épisodes de harcèlement répétés qui se seraient déroulés du mois d'avril au mois d'octobre 1993, dont un incident où il se serait exhibé au plaignant, il les avait aussi catégoriquement niés, faisant valoir qu'il ne travaillait pas au même service que Donald Duguay, à l'exception d'une courte période de trois semaines où il n'y était que l'avant-midi.

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Inconduite sexuelle

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