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Les enseignants refusent une offre de la province

Gordon Wyant devant des micros en train de répondre aux questions des journalistes.

Gordon Wyant est ministre de l'Éducation et vice-premier ministre (archives).

Photo : Radio-Canada / Matt Howard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération des enseignants de la Saskatchewan (STF) se dit « déçu par les tentatives répétées du gouvernement de saper les négociations en se concentrant sur les salaires plutôt que de répondre d’abord aux besoins urgents liés à la complexité de la classe.

Ce sont les élèves qui paient pour le sous-financement du gouvernement. Ce sont des problèmes graves qui doivent être résolus par des solutions réelles. Le gouvernement a le pouvoir et les moyens de résoudre ce problème. Il lui faut juste la volonté, estime le président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, Patrick Maze.

Plus tôt mercredi, le gouvernement de la Saskatchewan avait soumis mercredi une nouvelle offre de quatre ans à la Fédération des enseignants de la Saskatchewanen leur offrant notamment une augmentation salariale « bien au-dessus de la moyenne des salaires » de leurs homologues de l’Ouest canadien.

L’offre incluait un paiement unique de 1500 $ pour les enseignants la première année ainsi qu’une augmentation de salaire de 2 % pour les trois autres années. Cela s’ajouterait, si l’offre avait été acceptée, à l’augmentation de 1 % que les enseignants ont reçue le 31 août 2019, jour du dernier contrat de travail.

Cette offre établit un équilibre entre l’appréciation et le respect du gouvernement à l’égard des enseignants [ainsi que] la gestion financière responsable que les contribuables attendent et que d’autres syndicats ont acceptée, avait déclaré la province par voie de communiqué.

Lundi, la Fédération des enseignants de la Saskatchewan avait annoncé qu’elle commencerait des moyens de pression à compter de jeudi. Par exemple, les enseignants ont indiqué qu'ils comptaient cesser de fournir des services parascolaires et de faire du bénévolat. De plus, le président Patrick Maze n’excluait pas que davantage de sanctions soient prises dans la mesure où le conflit s’éternise.

Patrick Maze en conférence de presse.

Le président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, Patrick Maze.

Photo : Bryan Eneas/CBC

Le nombre d’élèves par classe

Sachant que le nombre d’élèves par classe est le nerf de la guerre dans ces négociations, le gouvernement dit également inclure des fonds pour se pencher sur la question.

Dans le même ordre d’idée, la province a rappelé qu’elle avait créé à l’automne dernier un comité ayant le mandat d’élaborer un plan sur la question, et que la Fédération des enseignants de la Saskatchewan avait choisi de ne pas participer.

À ce sujet, le ministre de l’Éducation de la Saskatchewan, Gordon Wyant, a réinvité les enseignants à se joindre à ce comité. Ils travaillent quotidiennement avec les élèves et comprennent très bien la question du nombre d’élèves par classe. J’exhorte la STF à sélectionner des enseignants pour rejoindre ce comité, que je suis prêt à reformater pour cette importance discussion.

Selon la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, « le gouvernement refuse de s’attaquer à la complexité des classes dans les négociations ». Patrick Maze dit avoir rencontré le ministre Wyant pour lui faire part de l’importance et que ce dernier avait refusé une deuxième réunion.

Nous espérons que le gouvernement respectera ses obligations et fournira un financement adéquat afin que les élèves disposent des ressources dont ils ont besoin, a conclu Patrick Maze.

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