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Archives

Depuis plusieurs décennies, on tente de mettre sur les roues la voiture électrique

Image publicitaire de la voiture électrique Comuta en 1967

Depuis les années 1960, des fabricants automobiles travaillent sur des prototypes de voitures électriques pour remplacer les véhicules alimentés au pétrole.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le désir de remplacer la voiture fonctionnant au pétrole existe depuis plusieurs décennies. Des prototypes de substitution, notamment des voitures et véhicules électriques, ont été réalisés un peu partout dans le monde.

Un rêve irréalisable

Depuis quelques années dans le procès de la pollution, l’automobile est au banc des accusés.

Jean Martinet, 1978
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Aux frontières du connu, 19 mars 1978

Le 19 mars 1978, l’émission Aux frontières du connu présente un reportage du journaliste Paul-Émile Tremblay.

Il montre diverses tentatives de remplacement de la voiture utilisant le moteur à combustion interne.

La narration pour ce reportage de Jean Martinet est sans appel contre les véhicules fonctionnant au pétrole.

Le moteur à combustion interne possède une efficacité médiocre et est un grand consommateur d’énergie.

Jean Martinet poursuit.

« Le moteur électrique serait la solution. Il n’est pas polluant. Son efficacité est d’environ 80 %. »

« L’énergie qu’on lui fournit peut l’être pendant les heures creuses des centrales électriques, la nuit par exemple. »

Ce que plusieurs ignorent, c’est qu’à l’apparition des voitures, le moteur à essence était loin d’être le moyen de propulsion la plus populaire.

En 1900 aux États-Unis, les trois quarts des voitures existantes fonctionnaient à la vapeur ou à l’électricité.

Les voitures à essence pour leur part étaient considérées comme bruyantes et sales.

À partir de 1907 cependant, le pionnier de la construction automobile Henry Ford réussit à imposer le moteur à explosion alimenté au pétrole.

Si les voitures électriques existent toujours, elles deviennent une production très marginale.

Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs manufacturiers automobiles créent des prototypes de voitures électriques.

C’est notamment le cas en Grande-Bretagne. Par exemple, la filière britannique du manufacturier Ford expérimente avec la Comuta.

La Scamp, pour sa part, a été un modèle mis au point par la compagnie Scottish Aviation Limited et l’Electricity Council.

La Marquette, dessinée par la compagnie Westinghouse, était idéale pour les milieux urbains.

Économique, elle n’utilisait qu’un cent d’électricité au kilomètre.

Mais tous ces prototypes électriques souffraient plus ou moins d’un même handicap fondamental.

Les piles électriques qui les faisaient se mouvoir étaient énormes et encombrantes.

Inventer une meilleure pile

Au début des années 1980, plusieurs prédisent que l’automobile de l’avenir sera plus petite, plus légère, moins puissante et moins gourmande.

La voiture électrique pourrait par ailleurs être réintroduite pour affronter la rareté du pétrole qu’on anticipe pour les années 2000.

Le défi est d’inventer une pile qui alliera volume faible, rayon d’action acceptable et vitesse adéquate.

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Science-réalité, 9 janvier 1980

L’émission Science-réalité du 9 janvier 1980 présente un reportage de la journaliste Solange Gagnon qui s’intéresse à cette question. Donald Dodier anime l'émission.

La journaliste interviewe notamment Michel Gauthier, de l’Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ).

Cet institut, qui appartient à Hydro-Québec, travaille au début des années 1980 à la production d’une pile électrique dite de « troisième génération ».

Michel Gauthier montre les avancées réalisées par l’IREQ.

L’institut explore dans ses recherches une pile fonctionnant avec un électrolyte au sel fondu et un mélange de lithium et d’aluminium.

Cette pile offre des gains significatifs en matière de poids, de volume et de rayon d’action.

Mais Michel Gauthier précise que ces piles de « troisième génération » ne seront pas disponibles avant une quinzaine d’années.

Notons au passage les très amusantes images d’archives de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle utilisées pour illustrer le reportage.

Solange Gagnon termine son reportage en conduisant un camion électrique fabriqué au Québec et utilisé par des agences gouvernementales comme Postes Canada.

La Rochelle expérimente la voiture électrique

Moi, je suis convaincu que les gens qui ont conduit une voiture électrique ne reviendront pas en ville avec la voiture thermique. C’est tellement plus agréable qu’on ne revient pas au passé.

Jean-Louis Richard, 1994

Durant l’été 1994, le Québec est en campagne électorale, comme le rappelle l’animatrice du Téléjournal Pascale Nadeau.

Le premier ministre Daniel Johnson fils promet de consacrer 100 millions de dollars durant les quatre prochaines années pour développer une voiture électrique dans la belle province.

Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, le constructeur automobile français Peugeot-Citroën semble aussi vouloir miser sur la voiture électrique.

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Téléjournal, 21 août 1994

Le journaliste Michel Morin nous dévoile au Téléjournal du 21 août 1994 que Peugeot-Citroën expérimente dans la ville de La Rochelle une cinquantaine de prototypes électriques.

L’entreprise les loue à des citoyens rochelais. Le journaliste interroge un des locataires d’une voiture électrique, Jean-Louis Richard.

L’homme est conquis par le nouveau véhicule et affirme ne pas vouloir reconduire une voiture alimentée au pétrole.

Il existe encore cependant des problèmes. Peugeot-Citroën prévoyait que la voiture électrique serait plus chère à l’achat.

Puis il y avait toujours la difficulté de la pile.

Pour devenir populaire, la voiture électrique devait impérativement pouvoir sortir de la ville, ce qui n’était toujours pas le cas en 1994.

Les recherches continuent pour inventer la pile idéale qui aidera la voiture électrique à déclasser une fois pour toutes la voiture fonctionnant au pétrole.

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