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Qui sont les finalistes du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020?

Montage des photos des 5 finalistes (de gauche à droite et de haut en bas : Diane Sancoucy, Éric LeBlanc, Shanti Van Dun, Julie Bouchard et Mathieu Blais)

Les finalistes du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020 : Diane Sancoucy, Éric LeBlanc, Shanti Van Dun, Julie Bouchard et Mathieu Blais

Photo : M.-C. P./Frédéric Bouchard/Atwood Photographie/Pierre Langlois/Caroline Durocher

Radio-Canada

Le jury, composé cette année de Larry Tremblay, d'Edem Awumey et d'Annie-Claude Thériault, a choisi les cinq finalistes du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020.

Les nouvelles inédites de Mathieu Blais, de Julie Bouchard, d'Éric LeBlanc, de Diane Sansoucy et de Shanti Van Dun ont été choisies parmi près de 700 textes soumis au concours cette année. Le nom de la personne gagnante sera dévoilé le 22 avril.

La liste des finalistes de langue anglaise (CBC Short Story Prize) a été dévoilée mercredi sur le site de CBC Books (Nouvelle fenêtre).

Voici les finalistes du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020 :

Mathieu Blais pour Le sculpteur de pierre

Portrait en noir et blanc, extérieur, de l'auteur Mathieu Blais. L'homme porte une barbe fournie et un chapeau. Il regarde la caméra, le front plissé.

Mathieu Blais est finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020.

Photo : M.-C. P.

Mathieu Blais habite dans le Vieux-Longueuil avec sa conjointe et ses deux enfants. Il partage sa vie entre l'enseignement, les voyages, le bois, l'écriture, la moto et la pêche à la mouche. Convaincu que l'écriture est un engagement, il s'intéresse à la pensée décoloniale, à sa poésie autant qu'à ses nécessaires actes de révolte. À l'automne 2020, il publiera Les choses réelles, son premier recueil de nouvelles (qui contiendra également des poèmes), aux éditions VLB.

J’écris parce que j’y crois, comme je crois en la liberté et en la nécessaire révolte, son corollaire direct. J’écris parce qu’il y a beaucoup à dire contre, mais probablement encore plus à dire pour. J’écris peut-être aussi parce que je n’ai pas le choix. Je suis un mauvais peintre, et un terrible musicien. J’écris surtout parce que l’écriture est une maladie dévorante. Ça ne laisse pas beaucoup de place pour le reste.

Mathieu Blais

Julie Bouchard pour Fin juillet à Split Landing

Portrait en couleur, sur fond gris, de l'autrice Julie Bouchard. Elle porte les cheveux attachés et un col roulé noir. Elle sourit légèrement, bouche fermée.

Julie Bouchard est finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020.

Photo : Frédéric Bouchard

Même si elle a grandi entourée de bonbons plutôt que de livres (son père était comptable pour un grossiste en tabac et bonbons), Julie Bouchard a été marquée par ses lectures de jeunesse, notamment par La vie devant soi, d'Émile Ajar. Il y a un avant et un après ce livre pour moi, explique-t-elle. C'est sans doute le livre à l'origine de mon désir d'écrire.

J’écris tôt le matin, assise à ma table de cuisine, face à une grande fenêtre, où je vois beaucoup de ciel, des oiseaux y passer, la montagne au loin, des arbres à l’avant-plan. Je n’ai ni vraies manies, ni rituels, ni protocole. Je pourrais écrire n’importe où. La seule chose qui me soit vraiment indispensable est un peu de silence.

Julie Bouchard

Éric LeBlanc pour Des rituels

Portait en couleur, sur fond rose pâle, d'Éric LeBlanc. Le jeune homme porte une barbe fournie et un chandail rose pâle à manches courtes. Il regarde la caméra sans sourire.

Éric LeBlanc est finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020.

Photo : Atwood Photographie

Polyamoureux né à Frédéricton mais installé à Québec, Éric LeBlanc est auteur, photographe, performeur littéraire et travailleur culturel. Il vient de publier son premier livre, Le bleu des garçons (Hamac), un recueil de 14 fictions oscillant entre nouvelle, poésie et théâtre, où il décortique les paradoxes du désir au masculin.

Je n’ai pas de protocole ou de manie particulière [quand j'écris], sinon que j’ai l’étrange superstition que, quand j’ai entamé un document Word, j’ai beau tout effacer, il ne sera plus jamais vierge. Si je veux recommencer un texte, je dois en ouvrir un nouveau.

Éric LeBlanc

Diane Sansoucy pour Tant pis

Portrait en couleur, en extérieur, d'une femme aux cheveux gris portant un manteau noir avec une bordure de fourrure. Elle regarde au loin, face à l'appareil photo, et sourit.

Diane Sansoucy est finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020.

Photo : Pierre Langlois

Diane Sansoucy a grandi dans le milieu ouvrier montréalais des années 1950. Même si ses parents ne lisaient pas assidûment, ils ont toujours encouragé son appétit de lecture et la laissaient entièrement libre de ses choix. Aujourd'hui retraitée, elle se dit banlieusarde décomplexée, partage son temps entre piscine et jardinage et commence toujours un livre par le dernier chapitre.

Adolescente, une professeure de littérature m'avait dit que j'avais du talent, mais que mes thématiques et ma façon d'écrire "tuaient mon petit Mozart". Cette prof m'a littéralement galvanisée, et je crois bien qu'elle est encore là, derrière mon épaule, quand j'entreprends un projet, pour me pousser à avoir confiance dans mon écriture et à en assumer la violence et les thèmes.

Diane Sansoucy

Shanti Van Dun pour Le crâne de ma mère

Portrait en noir et blanc dune femme aux cheveux courts qui sourit à la caméra.

Shanti Van Dun est finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2020.

Photo : Caroline Durocher

Enfant aussi active que sensible et tourmentée, Shanti Van Dun a fréquenté quatre écoles différentes au secondaire. À 15 ans, elle a supplié ses parents de la laisser partir pour Montréal pour s’entraîner à l’École nationale de cirque. Elle a ensuite étudié en théâtre avant de se tourner vers la littérature, qu'elle enseigne depuis une quinzaine d'années maintenant. Elle a publié en 2018 son premier livre, L'ivresse du jour 1 (Leméac), dans lequel elle abordait la maternité.

J’écris seulement quand j’en ai besoin, quand je me rends compte que j’écris de toute façon dans ma tête. Quand j’entre dans une période d’écriture, je ne ferais que ça. Je n’ai plus d’horaire, j’oublie de manger et je suis complètement habitée. Je cherche le silence et la solitude, je n’ai besoin de rien d’autre.

Shanti Van Dun

La gagnante ou le gagnant remportera, en plus de la publication de son texte sur le site de Radio-Canada :

  • une résidence d'écriture de deux semaines au Banff Centre des arts et de la créativité en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

Véritable tremplin pour les écrivaines et les écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada (Nouvelle fenêtre) sont ouverts à toute personne qui écrit, de façon amateur ou professionnelle. Ils récompensent chaque année les meilleurs récits (histoires vécues), nouvelles et poèmes inédits soumis au concours.

Vous aussi, vous écrivez? Envoyez-nous vos textes! La période d'inscription pour notre prochain prix, le Prix de poésie Radio-Canada 2020 est en cours se termine le 31 mai 2020.

Prix de poésie : Inscrivez-vous du 1er avril au 31 mai

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