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Protéger le Saint-Laurent pour un milliard de dollars

Une baleine à bosse immergée dans les eaux du fleuve Saint-Laurent.

Les baleines à bosse effectuent chaque année des migrations de plusieurs milliers de kilomètres pour se rendre jusque dans les eaux chaudes du Sud.

Photo : Alexandre Shields

Radio-Canada

Il coûterait un milliard de dollars en 10 ans pour protéger le Saint-Laurent et ses résidents côtiers contre les changements climatiques. C'est le montant estimé par le Collaboratif des Grands Lacs et du Saint-Laurent.

Le groupe, formé de 80 experts, représentants de municipalités et membres des Premières Nations, a présenté ses réflexions dans le Plan d’action pour l’avenir du Saint-Laurent 2030.

Dans ce plan, le groupe a formulé 12 recommandations destinées aux gouvernements du Québec et du Canada.

Les recommandations du Collaboratifs des Grands Lacs et du Saint-Laurent

  1. Mettre sur pied un bureau conjoint d’adaptation et de résilience et un plan d’action national
  2. Élaborer un programme de paiement des services écosystémiques pour les propriétaires
  3. Assurer l’accès aux données et à l’information climatique pour les communautés locales
  4. Faciliter la mise en œuvre et le suivi des plans locaux d’adaptation aux changements climatiques
  5. Appuyer l’intégration de solutions vertes et naturelles dans l’aménagement du territoire et la gestion des infrastructures
  6. Mettre en place une approche basée sur le risque pour l’ouverture et l’exploitation de plages en bordure du fleuve Saint-Laurent
  7. Financer les améliorations aux installations de traitement des eaux usées et d'infrastructures vertes
  8. Mettre en place un centre de recherche
  9. Adapter les programmes de soutien au revenu agricole ainsi que les mesures d’accompagnement technique
  10. Élargir la portée de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement
  11. Élaborer un programme de surveillance des effets sur la santé humaine et l’environnement
  12. Hausser les normes des ouvrages d’assainissement des eaux usées en priorisant la mise à niveau

L’ancien commissaire au développement durable du Québec et initiateur du Plan, Jean Cinq-Mars, croit qu’il est urgent d’agir sinon la facture pourrait être beaucoup plus importante.

Éventuellement, on va être obligés de faire des travaux parce que si on perd des morceaux de routes, comme on a déjà perdu en Gaspésie et sur la Côte-Nord à cause de l’érosion côtière, on va être obligés de les reconstruire, ces routes. À ce moment-là, on est peut-être mieux de prévenir des dépenses très grandes en investissant dans des moyens pour préserver les infrastructures qu’on a actuellement.

C’est sûr que plus on attend, plus on va avoir des problèmes qui vont occasionner ou nécessiter des interventions.

Jean Cinq-Mars , ancien commissaire au développement durable du Québec et initiateur du Plan
Affiche de mise en garde près des caps rocheux aux Îles-de-la-Madeleine.

L'érosion est un problème aux Îles-de-la-Madeleine.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Écoutez ICI l’entrevue de Jean Cinq-Mars lors de l’émission Bon pied, bonne heure, avec Isabelle Lévesque.

Pour justifier cet investissement d’un milliard de dollars en 10 ans, le Plan d’action prévoit quatre grands défis : changements climatiques; plages et contamination bactériologiques; nutriments; substances toxiques et contaminant d’intérêt émergent.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Protection des espèces