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COVID-19 : des voyageurs doivent revoir leurs plans

Un avion en train d'atterrir au coucher du soleil.

L'annulation des plusieurs vols pèse sur les agences de voyage

Photo : iStock

Les voyageurs qui ont acheté un forfait voyage sans se prémunir d’une assurance pourrait perdre gros en raison de la COVID-19.

Lisette Cormier Noël est agente de voyages depuis plusieurs années. L'épidémie de coronavirus est la première crise du genre à laquelle son entreprise, Voyage vasco Acadie, doit faire face. En raison de la COVID-19, beaucoup de ses clients doivent annuler leur voyage.

Restrictions sur les voyages

Le gouvernement fédéral conseille aux Canadiens d’éviter tout voyage en croisière. Il demande aussi aux citoyens d’éviter tous les voyages non essentiels vers l’Iran, la Chine et l’Italie. Également, les personnes qui doivent se rendre en Allemagne, en France, en Espagne ou à Hong Kong doivent prendre des mesures sanitaires spéciales.

À cela, s'ajoute les recommandations émises par le Nouveau-Brunswick.

Dans une note envoyée aux parents, le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, exige que tous les enfants et les membres du personnel qui sont revenus de voyages internationaux après le 8 mars évitent les écoles publiques pour une durée de 14 jours.

En d’autres termes, les élèves ayant voyagé à l’international ne peuvent pas aller à l’école pendant deux semaines. Cette mesure ne sera pas sans conséquences sur l'industrie du tourisme de la province, prévient l'agente de voyage.

Depuis l'annonce lundi, de plus en plus de gens annulent leurs voyages, ce qui cause bien des maux de tête aux agentes comme Mme Noël.

Les vacanciers qui avaient prévu quitter le pays vers des destinations soleil populaires, qui ne sont pas ciblées par les recommandations du gouvernement fédéral, ont un choix difficile à faire en raison des mesures néo-brunswickoises.

Aucun recours

C’est beaucoup d’insécurité pour ces clients-là qui doivent prendre une décision d’y aller quand même et de vivre avec les conséquences ou d'annuler carrément le voyage et perdre des 1000 $, 2000 $, 3000 $ ou 4000 $ qu’on a investi dans ce voyage avec notre famille, explique l’agente de voyage.

Dans certains cas, les personnes qui ont acheté des forfaits voyage peuvent l’annuler et être remboursées jusqu’à trois heures avant leur départ. Ce n’est toutefois pas le cas pour tout le monde. Si la destination d’un voyageur n’est pas ciblée par un avis du gouvernement fédéral, son assureur pourrait ne pas couvrir l’annulation de son voyage.

La compagnie aérienne, j’ai bien beau les appeler, ils vont dire que c’est notre ministère de l’Éducation qui a dit de faire ça. Donc, on n’a pas de protection de ce côté-là. Les clients n’ont aucun recours. Beaucoup de clients sont mécontents parce qu’ils ont des assurances, mais ne peuvent pas les utiliser, souligne Mario Lemieux, propriétaire de l’agence de voyages Musetta.

Les mauvaises nouvelles

Depuis l'annonce du ministre Cardy, l’agente de voyage Lisette Cormier Noël doit annoncer des mauvaises nouvelles à ses clients. Mais heureusement pour certains, elle parvient, dans certains cas, à obtenir des remboursements partiels.

Parfois on réussit à aller chercher un petit pourcentage au niveau du remboursement, mais je dirais qu’à 90 % ce sont des mauvaises nouvelles qu’on doit leur donner. Donc eux, à leur tour, doivent trouver une solution afin de sauver les meubles parce que c’est quand même un investissement qu’ils ont fait pour ce voyage-là. C’est beaucoup de sous, déplore Mme Noël.

Aucun cas de coronavirus n’a encore été confirmé au Nouveau-Brunswick.

Avec les informations de Janic Godin et de Bernard LeBel

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