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Ottawa demande aux navires de réduire volontairement leur vitesse dans le détroit de Cabot

Une baleine noire dans l'océan.

Transports Canada expérimente un ralentissement volontaire dans le détroit de Cabot pour protéger les baleines noires de l'Atlantique Nord.

Photo : Ministère des Pêches et des Océans

Radio-Canada

Transports Canada met au banc d'essais une nouvelle limitation de vitesse dans le détroit de Cabot volontaire. La mesure s'inscrit dans son plan de protection de la baleine noire de l'Atlantique Nord, une espèce menacée.

Cette mesure touche les compagnies de bateaux de croisière, de transport maritime, ainsi que les traversiers.

Avec la limite de vitesse volontaire, les navires d'une longueur de plus de 13 mètres ralentiraient à 10 nœuds dans une partie du détroit de Cabot entre le 28 avril et le 15 juin et entre le 1er octobre et le 15 novembre. Ce sont les périodes de l'année où les baleines noires traversent normalement le détroit.

Michelle Sanders, directrice de la politique de l'eau propre à Transports Canada, a déclaré qu'essayer de telles mesures volontaires va permettre de déterminer les risques liés à l'imposition officielle d'une limite de vitesse dans le détroit de Cabot.

Nous savons que pour l'industrie des croisières, un ralentissement obligatoire pourrait avoir un impact significatif sur certains trajets, a-t-elle déclaré.

Un bateau de croisière est accosté au port de Sydney en Nouvelle-Écosse.

En dépit des restrictions de vitesse, les horaires des navires de croisière du port de Sydney et du port de Charlottetown n'ont pas changé.

Photo :  CBC / Holly Conners

En 2017, après que des réductions de vitesse obligatoires aient été imposées dans le golfe du Saint-Laurent, certaines escales de navires de croisière à Charlottetown ont été annulées, et des voyages ont été détournés vers le port de Sydney au Cap-Breton.

Jusqu'à présent, les horaires des navires de croisière du port de Sydney et du port de Charlottetown n'ont pas changé.

Un temps imprévisible

Selon Michelle Sanders, le temps dans le détroit de Cabot peut être rigoureux et parfois imprévisible, ce qui implique que les navires ne sont pas toujours en mesure de ralentir.

Au début et à la fin de la saison, le temps peut être vraiment difficile, dit-elle. Nous ne voulons pas mettre en danger le navire ou l'équipage.

Darrell Mercer, le porte-parole de Marine Atlantique, partage cet avis.

Nos navires sont équipés de stabilisateurs qui aident lorsque le temps devient plus difficile, explique-t-il. Ces stabilisateurs ne fonctionnent pas aussi efficacement à 10 noeuds qu'à une vitesse plus élevée.

Une carte montrant les différentes zones soumises à des restrictions.

Une carte montrant les différentes zones soumises à des restrictions par Transports Canada et Pêches et Océans Canada.

Photo : Gouvernement du Canada

Mme Sanders a déclaré que les routes des traversiers ne passent pas par la zone de réduction volontaire de la vitesse, mais le gouvernement est en pourparlers avec Marine Atlantique sur le ralentissement dans le détroit de Cabot pendant la période d'essai.

La zone s'étend approximativement de la région au nord de l'île du Cap-Breton jusqu'à l'ouest de Port aux Basques à Terre-Neuve-et-Labrador.

Elle rejoint ensuite d'autres zones réglementées dans le golfe du Saint-Laurent.

Autre mesure

Le gouvernement fédéral souhaite que plus d'observateurs de mammifères marins montent à bord des navires pour observer les activités dans le détroit de Cabot et le golfe du Saint-Laurent.

Selon Michelle Sanders, Transports Canada et le ministère des Pêches et des Océans travaillent en étroite collaboration avec les compagnies maritimes, les compagnies de croisière et les exploitants de traversiers afin d'accroître la présence d'observateurs formés à bord.

Mme Sanders estime que les exploitants de traversiers peuvent jouer un rôle clé dans la collecte de données sur les baleines noires et que la présence d'observateurs à bord contribuerait également à prévenir les collisions avec les baleines.

D'après les informations de CBC.

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