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Améliorer le sort des femmes et des enfants victimes de violence conjugale

Une femme victime de violence conjugale.

Une femme victime de violence conjugale

Photo : iStock

Radio-Canada

L’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOCVF) a présenté, mardi, une série de recommandations pour améliorer l’accès à la justice en français pour les femmes et les enfants aux prises avec la violence conjugale dans un contexte de séparation.

Parmi ces recommandations, l’organisme réclame une révision du système judiciaire afin d’assurer une meilleure protection des femmes et des enfants en contexte de violence conjugale. La crédibilité des femmes et les fardeaux qui leur sont imposés par le processus judiciaire doivent faire partie de cette discussion, écrit-on dans le rapport.

Le manque de compréhension de la dynamique de la violence conjugale parmi les acteurs du milieu judiciaire est entre autres dénoncé par l’AOCVF, qui recommande une formation obligatoire sur le sujet pour les juges, avocats, juristes et parajuristes. Cette formation serait offerte par des expertes du milieu.

L’organisme exige aussi une meilleure communication entre les différentes cours de justice pour créer une plus grande cohérence dans le système judiciaire pour les femmes victimes de violence conjugale.

Parfois, entre la cour criminelle par exemple et la cour familiale, il y a des ordonnances contradictoires qui mettent les femmes en danger, donc il y a un besoin d’avoir une communication

Anne Jutras, présidente du conseil d’administration de l’Action ontarienne de la violence faite aux femmes.
La femme est interviewée debout devant des drapeaux.

Anne Jutras est présidente du conseil d’administration de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Une redéfinition de l’intérêt véritable de l’enfant en contexte de violence conjugale est aussi réclamée afin de s’assurer qu’on est à l’écoute de ses besoins. Les enfants qui sont témoins de violence conjugale, ça a un impact majeur dans leur vie même s'il n’en est pas victime, souligne Mme Jutras.

Assurer des services en français

Plus de ressources dans des services offerts en français, cela figure parmi les recommandations, car de nombreuses femmes, mais aussi des enfants n’ont pas accès à des services juridiques ou à d'autres ressources en français notamment dans les régions reculées de l'Ontario. Cette situation complique les démarches judiciaires des femmes, comme l’explique Maggy Razafimbahiny, directrice générale par intérim à l’AOCVF.

Par exemple dans les régions éloignées les femmes n’ont pas accès à des ressources humaines, matérielles ou juridiques. Dans certaines régions du nord, les avocats francophones ne sont pas nombreux et c’est un gros problème, indique-t-elle.

Au total, 13 recommandations (Nouvelle fenêtre) ont été formulées à la suite d'un colloque tenu l'automne dernier avec des acteurs du milieu.

Ce qui ressort à travers toutes ces recommandations-là, c'est le besoin qu’on se parle entre systèmes, qu’on écoute le besoin des femmes et qu’on écoute les enfants aussi.

Ces recommandations s’inscrivent à la foulée des changements prévus à la Loi fédérale sur le divorce qui entrera en vigueur en juillet 2020.

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Ottawa-Gatineau

Justice