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Le gouvernement Legault investit 450 M$ pour la protection de la jeunesse

Un jeune assis sur le sol.

Le gouvernement Legault investit 450 M$ sur 5 ans pour prendre soin des enfants au Québec.

Photo : iStock / Katarzyna Bialasiewicz

Le gouvernement Legault assure qu’il a entendu les demandes d’aide pour les jeunes en difficulté en investissant 450 millions de dollars sur 5 ans pour prendre soin des enfants au Québec. C’est ce qui a été annoncé cet après-midi dans le budget 2020-2021.

Des sommes de 90 M$ par année sont versées à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), qui jongle avec une hausse marquée du nombre de signalements depuis quelques années. Ces investissements visent à réduire les listes d’attente, consolider les services à la protection de la jeunesse et embaucher 400 nouveaux intervenants pour alléger la charge de travail sur le terrain.

Par voie de communiqué, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) « salue l’effort de 90 M $ pour prendre soin des jeunes en position vulnérable. » La présidente de l’APTS, Andrée Poirier, souligne toutefois qu’il faudra faire davantage que d’injecter des sommes dans les centres jeunesse pour améliorer la situation actuelle.

Elle mise sur l’inclusion des intervenants dans le processus et sur l’amélioration de l’organisation du travail. « On aura beau dégager des budgets pour embaucher du personnel, si les conditions de travail sont exécrables personne ne viendra travailler dans le réseau de la santé et des services sociaux »,  écrit-elle.

Favoriser l’économie régionale

Le deuxième budget du gouvernement Legault offre peu de mesures concrètes pour contrer la pénurie de main-d’oeuvre en région, mais certains engagements financiers pour 2020-2021 visent à stimuler les investissements, particulièrement en région.

Nous continuons de poser des gestes importants pour l’innovation et l’investissement des entreprises, s’est félicité le ministre des Finances, Éric Girard.

Une des mesures phares du budget permettra aux entreprises de tous les secteurs d’avoir accès à un nouveau crédit d’impôt si elles investissent pour acquérir de nouvelles technologies, moderniser leurs équipements et améliorer les logiciels de gestion.

Un crédit d’impôt majoré de 15 % sera offert dans l’ensemble des régions et augmente à 20 % pour les secteurs les plus dévitalisés de la province, dont le territoire Les Sources en Estrie.

Le gouvernement estime qu’environ 10 000 entreprises pourraient bénéficier de cette mesure au Québec, chaque année.

« On voit qu’il y a une bonification au niveau du développement économique, c’est un élément qui va répondre aux besoins des régions. »

— Une citation de  Suzanne Roy, présidente de l’Union des municipalités du Québec

Les regroupements de municipalités se réjouissent aussi d’un investissement de 97,5 M$ pour permettre aux MRC de mieux aider les entreprises de leur territoire. Les détails de cette mesure seront toutefois divulgués ultérieurement.

Aide aux PME

Les petites et moyennes entreprises (PME) pourraient aussi bénéficier d’un coup de pouce par ricochet. Le gouvernement Legault veut encourager les grandes entreprises à investir dans les PME en leur offrant un crédit d’impôt non remboursable équivalent à 30 % de leurs investissements. Ainsi une entreprise qui investit 750 000 $ dans une PME pourrait toucher un crédit maximal de 225 000 $.

L’objectif de cette mesure est de faciliter l’accès aux capitaux et d’aider les PME à développer des liens pour percer les marchés internationaux.

Les jeunes entreprises auront en plus accès à un nouveau fond de 15 millions de dollars sur trois ans pour se lancer en affaires.

Pénurie de main-d’oeuvre

Alors que des mesures concrètes ont été mises en place l’an dernier pour attirer des travailleurs étrangers, le budget 2020-2021 prévoit plutôt des investissements massifs en francisation des immigrants. Une enveloppe annuelle de 5,8 M$ est aussi prévue pour permettre aux entreprises d’accélérer le virage technologique.

« Je suis très déçu. Je vous mets au défi de trouver le terme pénurie de main-d’oeuvre dans le budget. Il n’adresse pas de front le problème. Dans ce budget, je n’ai rien vu de concret pour faire face à cet enjeu. »

— Une citation de  Carlos Leitao, porte-parole libéral en matière de finances

En rafale :

Taxe scolaire

Le plan de réduction graduelle de la taxe scolaire continue de se matérialiser dans le budget 2020-2021, 247 millions sont prévus à cet effet. À terme, la mesure réduira la facture annuelle de 197 $ par année pour une résidence de 275 000 $ en Estrie.

Transfert des fonctionnaires en région

La promesse électorale du premier ministre François Legault de décentraliser la fonction publique est en voie de se concrétiser, même si aucune somme n’est spécifiquement allouée à cette mesure en ce moment. Au total, 5000 fonctionnaires seront relocalisés en région dans un horizon de 10 ans. Une étude des besoins a été déjà été menée et le gouvernement prévoit annoncer les détails d’une première vague de déploiement plus tard au printemps.

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