•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Difficile de ne pas penser à la COVID-19 » en prenant le transport en commun

Une femme porte un masque et attend le prochain train avec d'autres usagers du transport en commun.

Des usagers du transport en commun attendent le prochain train au centre-ville de Vancouver à l'heure de pointe.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Éviter autant que possible les contacts avec les gens permettrait de freiner la progression du coronavirus, qui a fait un premier mort au Canada, affirment les autorités sanitaires. Une recommandation difficile à observer pour les usagers du transport en commun, dont plusieurs se disent inquiets de contracter le virus.

Consciente que des personnes atteintes du coronavirus se sont promenées en transport en commun à Montréal et à Toronto, la Vancouvéroise Myrna Batista est absolument inquiète du risque d'attraper le virus dans ses déplacements en train de la maison vers le travail.

En tant qu’éducatrice à l’enfance, elle a le devoir de faire preuve de précaution pour éviter une possible contagion des enfants qui l’entourent, souligne-t-elle. Je ne touche à rien, assure Myrna Batista en montrant ses gants.

J’observe les gens. Si je vois quelqu’un éternuer, je m’éloigne.

Myrna Batista, usagère du transport en commun
Un homme porte un masque et attend le prochain train.

La société des transports de Vancouver, TransLink, affirme que plusieurs usagers contactent leur service à la clientèle quotidiennement avec des questions liées au coronavirus.

Photo : Radio-Canada / G. Lasalle

Un nettoyage « de haut niveau »

Les stations, les trains et les autobus du réseau de la société des transports du Grand Vancouver, TransLink, sont nettoyés au moins une fois par jour et désinfectés une fois par semaine.

Nous prenons des mesures pour assurer le maintien d'un haut niveau de propreté afin de réduire tout risque de propagation virale, indique le porte-parole de la société, Ben Murphy.

Les rampes d'escalier, les boutons d'ascenseur, les poignées de porte, les barrières tarifaires, les distributrices automatiques de billets, les sièges, les pôles, tout y passe, fait valoir Ben Murphy.

Or, le problème réside surtout dans la proximité parfois inévitable avec son voisin, explique Karan Panesar, qui se rend chaque jour jusqu’à la station Stadium Chinatown, en plein cœur du centre-ville.

Si le wagon est trop plein, j’attends le prochain.

Karan Panesar, usager du transport en commun
Des gens sont debout dans l'autobus.

TransLink dit surveiller la situation de près et est en contact avec les autorités sanitaires régionales afin de déterminer les meilleures pratiques à suivre.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

La transmission du coronavirus se faisant par voies respiratoires, dans les gouttelettes de salive expulsées par la personne qui en est infectée, les toussotements et les éternuements font forcément réagir, note Levi Mesquita, un usager du transport en commun.

Difficile de ne pas y penser quand on entend tousser, avoue-t-il. Le Brésilien d’origine garde en poche du désinfectant à mains qu’il applique assidûment toutes les 30 minutes. Je suis de plus en plus inquiet, conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Coronavirus