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Coronavirus : Ottawa songe à modifier ses dépenses publicitaires en tourisme

L'objectif est de solliciter les touristes de pays qui sont moins touchés par le coronavirus.

Une main agite un petit drapeau du Canada alors qu'un homme portant un masque marche dans l'aéroport.

Un voyageur portant un masque arrive à l'aéroport Pearson de Toronto.

Photo : Reuters / Carlos Osorio

Le gouvernement fédéral envisage de rediriger des millions de dollars servant à solliciter les marchés touristiques internationaux, comme ceux de la Chine, afin de les investir ailleurs, y compris ici au Canada, selon les informations obtenues par Radio-Canada.

Les touristes chinois, italiens et français ne voyagent pas autant et ça fait mal à l'industrie du tourisme au pays, confie une source au courant du dossier.

L’idée est de viser les pays qui sont moins durement touchés par le coronavirus, comme le Mexique par exemple, afin de les inciter à venir visiter le Canada. Et de faire la promotion du Canada comme destination touristique pour les gens d’ici.

Je veux rappeler aux Canadiens qu’ils ont un beau et grand pays. Ils peuvent le visiter et ça aidera tous les travailleurs de cette industrie, a déclaré la ministre responsable du Tourisme, Mélanie Joly.

Air Canada a annulé ses vols entre le Canada et l’Italie, jusqu’au 1er mai, en raison du coronavirus.

Les réservations en provenance de la Chine ont diminué de 70 % entre mars et octobre 2020, ce qui est considérable, indique Maya Lange, vice-présidente chez Destination Colombie-Britannique, une Société de la Couronne dont le rôle est d’attirer les visiteurs dans la province.

Le tourisme est le plus important produit d’exportation du Canada et représente un emploi sur dix, selon l’organisme Destination Canada.

« Compte tenu de la situation mondiale actuelle, nous étudions un certain nombre de plans d’atténuation des répercussions pour l’année à venir », indique Tess Messmer​, conseillère stratégique chez Destination Canada.

« Pour l’instant, nous n’avons pris aucune décision quant à la modification de nos dépenses de marketing », ajoute-telle, mais Destination Canada a apporté des ajustements au calendrier des activités planifiées pour les marchés en Asie.

Dans le cadre de la Stratégie fédérale pour la croissance du tourisme, le gouvernement espérait augmenter les recettes annuelles du tourisme de 25 % pour atteindre 128 milliards de dollars, d’ici 2025 et ainsi créer 58 000 nouveaux emplois dans le secteur.

Cependant, un ralentissement de cette industrie pourrait avoir un impact sur les projections à long terme du gouvernement, de même que sur l’économie de plusieurs villes au pays.

Interdire les bateaux de croisières?

La ministre du Revenu et députée de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier, craint les effets négatifs de cette baisse anticipée du tourisme sur sa région. Il y a une quarantaine de bateaux de croisière qui doivent être à Gaspé au courant de l’été, alors que la Santé publique du Canada recommande aux gens d’éviter les croisières.

Certains opérateurs craignent même que le gouvernement Trudeau aille jusqu’à interdire aux bateaux de croisières d’accoster au Canada, ce qui pourrait avoir des implications majeures.

Ailleurs dans le monde, des villes d’une vingtaine de pays ont fermé leurs ports aux bateaux de croisière en raison du coronavirus, soit pour des navires spécifiques, soit pour tous les navires.

Ces interdictions varient de quelques semaines à une durée indéterminée.

Parmi les endroits touchés par ces interdictions, notons les Philippines, la Malaisie, Taïwan, la Corée du Sud, le Koweït, le Qatar et Hong Kong.

Les États-Unis ont évoqué cette possibilité. Au Canada, le gouvernement ne s’est pas encore penché sur cette éventualité pour le moment, laisse entendre Diane Lebouthillier.

On ne va pas, au début du mois de mars, décider de ce qui va se passer au mois d’août pour la période des croisières, affirme-t-elle, il y a du travail qui doit se faire avec les ministres. On va progresser au fur et à mesure.

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