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Le conservateur Erin O'Toole parmi les candidats favoris d’un groupe antiavortement

Erin O'Toole, derrière un podium, s'adresse à des partisans.

Erin O'Toole, 47 ans, est député de la circonscription de Durham, en Ontario, depuis 2012. Il a brièvement été ministre des Anciens Combattants sous Stephen Harper en 2015.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

L'organisme antiavortement RightNow a publié son ordre de préférence pour les candidats à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC). Les meneurs Erin O'Toole et Peter MacKay sont respectivement troisième et sixième dans ce classement.

L'organisme indique qu'au cours des prochaines semaines, il va encourager les dizaines de milliers de sympathisants inscrits dans sa base de données à acheter une carte de membre du parti afin de voter pour des candidats antiavortement.

Les pro-vie représentent une part non négligeable du parti, une très large portion des membres, indique Scott Hayward, cofondateur du groupe RightNow.

On a une armée de bénévoles qui appelle tous nos sympathisants pour vendre des cartes de membres afin que leur voix soit entendue, ajoute-t-il.

La date limite pour l'achat d'une carte de membre est le 17 avril. Le prochain chef du PCC sera choisi par vote préférentiel, les membres conservateurs seront donc appelés à classer les candidats en ordre de préférence dans le cadre d'un scrutin qui pourrait se dérouler en plusieurs tours.

Si personne n'obtient la moitié des points (correspondant au nombre de votes) après le calcul du premier tour, le candidat qui a été le moins performant sera éliminé. Les points obtenus par celui-ci seront alors redistribués entre les candidats qui sont le deuxième choix des membres ayant voté pour le candidat éliminé. On continuera ainsi jusqu’à ce qu’un candidat obtienne une majorité d’appuis.

Les deux candidats favoris de l'organisme sont l'avocate torontoise Leslyn Lewis et le député Derek Sloan. Les deux ont clairement indiqué qu'ils sont des conservateurs sociaux.

Si les membres conservateurs antiavortement votent comme RightNow le suggère, Erin O'Toole pourrait être avantagé. Selon de nombreux observateurs, Mme Lewis et M. Sloan ont peu de chance de remporter cette course. Leurs votes pourraient donc être transférés à M. O'Toole, augmentant ses chances de l’emporter.

C'est d'ailleurs ce qui avait aidé Andrew Scheer à remporter la course en 2017, rappelle l'organisme RightNow dans un communiqué. Les conservateurs avaient aussi utilisé le système de vote préférentiel lors de cette course à la direction.

L'avortement avait toutefois été l'un des dossiers qui ont miné la campagne électorale de M. Scheer en 2019.

Ce qui s'est passé, c'est passé. On est tout à fait conscient que la question soulevée lors du débat en français a eu un impact majeur sur la suite des choses, a affirmé le député conservateur Gérard Deltell. Chaque candidat doit le savoir, prendre ça en compte et gouverner en conséquence.

M. Hayward ne s'en formalise pas. On n'est pas là pour faire élire un gouvernement conservateur, mais pour faire élire le plus de députés pro-vie, explique-t-il.

Sur les huit candidats, seuls Peter MacKay et Rich Peterson n'ont pas rencontré l'organisme pour répondre à leur questionnaire.

Notre recommandation se base sur trois critères : les votes passés, sa capacité de remporter la prochaine élection et son plan pour les politiques pro-vie, a indiqué Alissa Golob, cofondatrice de RightNow.

Les aspirants chefs Rick Peterson et Rudy Husny sont respectivement huitième et septième.

Par communiqué, Erin O'Toole a indiqué qu'il défendait « tous les droits des femmes et leur droit de choisir ».

Je suis aussi pour le droit de tous les députés dûment élus de voter librement sur les enjeux de conscience, car la liberté religieuse et la liberté de croyance sont des droits que nous devons aussi défendre, a écrit M. O'Toole. Je crois fortement que nous devons respecter la diversité d'opinion au sein de notre parti et de notre pays.

Il a promis de ne pas forcer les députés et les ministres du gouvernement à voter contre un projet de loi pour rouvrir le débat sur l'avortement.

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