•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Ville de Sherbrooke doit mieux gérer son budget d’après un expert

Un calendrier, de la monnaie et une calculatrice

D’après les chiffres compilés par Mario Lavallée, professeur de l’Université de Sherbrooke spécialisé en vulgarisation des concepts financiers et en gestion de portefeuille, il y aurait un déficit de 97 M$ pour l’entretien des principaux actifs de la Ville.

Photo : getty images/istockphoto / Doucefleur

Radio-Canada

Sherbrooke devrait mieux gérer son budget, à savoir la gestion de ses surplus budgétaires et de ses actifs, si elle ne veut pas hypothéquer l’avenir des futures générations. C’est l’une des principales constatations de l’expert mandaté par la Ville, l’automne dernier, pour étudier l’état financier de la Ville.

Dans ses constatations, Mario Lavallée, professeur de l’Université de Sherbrooke spécialisé en vulgarisation des concepts financiers et en gestion de portefeuille, embauché quelques mois par la Ville, note également qu’en cas d’imprévus la Ville n’a pas suffisamment de marge de manoeuvre afin de maintenir ses actifs. 

D’ailleurs, d’après les chiffres qu’il a compilés, il y aurait un déficit de 97 M$ pour l’entretien des principaux actifs de la Ville. Cela représente 69 M$ pour les aqueducs et les égouts, 25 M$ pour les bâtiments et 3M$ pour les véhicules et les équipements.

En chiffres absolus, c’est énorme, mais en totalité des actifs de la Ville, ce n’est pas non plus monstrueux. Mais il y a un déficit, reconnait Mario Lavallée. Ce dernier explique par ailleurs que les actifs de la Ville devraient être gérés avec une orientation plus axée sur le long terme. 

Miser sur le long terme

Il faut faire de petits pas dans la bonne direction et les maintenir. L’élément-clé, c’est de travailler avec le temps, sur le long terme, croit-il. 

Si on garde le cap, les choses vont s’améliorer lentement. On ne verra pas des changements extraordinaires dans 5 ans. Mais dans 20 ans, 30 ans, 50 ans, il y aura des résultats.

Une citation de :Mario Lavallée, professeur de l’Université de Sherbrooke spécialisé en vulgarisation des concepts financiers et en gestion de portefeuille

Daniel Picard, directeur général de la Ville de Sherbrooke, partage le même avis. On souhaite que dans 20 ans, il y ait des gens qui nous remercient pour avoir fait les premiers pas, croit-il.

De son côté, Nathalie Lapierre, directrice du service des finances, ne veut pas jeter la pierre à l’administration précédente. Je pense qu’ils ont pris les meilleures décisions dans le contexte dans lequel ils étaient, estime-t-elle.

Voir loin serait primordial selon elle, notamment pour ne pas alourdir le fardeau fiscal des futures générations. À la lumière du vieillissement de la population, il faut prendre des actions pour s’assurer que la façon dont on travaille actuellement est durable. Et que nos jeunes vont pouvoir bénéficier des mêmes services que nous actuellement, explique-t-elle.

Les élus attentifs

Lors de la présentation, de Mario Lavallée, lundi, à un comité plénier ouvert au public, les élus se sont montrés très attentifs. Bon nombre d’entre eux ont par ailleurs reconnu qu’un travail serait à faire dans l’élaboration des futurs budgets de la Ville. Ça va être un beau défi, croit la conseillère municipale Chantal l’Espérance. Ça va être un exercice essentiel, dit pour sa part sa collègue Karine Godbout.

Toutefois, pour Nathalie Lapierre, il n’est pas question d’alourdir le fardeau fiscal des Sherbrookois, même s’il reste très bas comparativement aux autres grandes villes de la province.Il va y avoir des choix à faire. Il va falloir travailler tous ensemble pour faire les bons, souligne-t-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !