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Un distributeur de désinfectant pour les mains est installé à la Bourse de New York; à proximité, un homme marche sous les écrans.

Un distributeur de désinfectant pour les mains a été installé à la Bourse de New York.

Photo : Reuters / Andrew Kelly

Reuters

La Bourse de New York a amorcé un rebond mardi, au lendemain de sa pire débâcle depuis la crise financière de 2008 et après une séance marquée par de forts mouvements, ce qui illustre la fébrilité persistante des investisseurs face aux conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus.

Après une chute de plus de 7 % lundi, l'indice Dow Jones a gagné 1167,14 points (4,89 %) à 25 018,16 et le S&P 500, plus large et principale référence des investisseurs, a augmenté de 135,67 points, soit 4,94 %, à 2882,23.

L'indice NASDAQ, à forte composante technologique, a avancé de son côté de 393,58 points (4,95 %) à 8344,25 points.

Le S&P 500 et le NASDAQ ont toutefois terminé la session environ 15 % en dessous de leurs records de clôture du 19 février.

Les trois indices ont ouvert en nette hausse avant de réduire leurs gains, voire de passer brièvement dans le rouge, puis de reprendre leur progression et d'accélérer en toute fin de séance.

À Toronto, la Bourse a partiellement rebondi mardi, au lendemain de sa plus importante déconfiture en une même séance depuis 1987. L'indice composé S&P/TSX a augmenté de 443,85 points, soit 3,1 %, pour clôturer à 14 958,09 points. Il avait perdu 1660,78 points la veille. Le dollar canadien s'est pour sa part négocié au cours moyen de 72,83 cents américains, en baisse par rapport à 73,54 cents américains la veille.

Initiatives attendues

Les investisseurs espèrent que les autorités prendront des mesures aussi bien monétaires que budgétaires pour atténuer l'impact économique du coronavirus et éviter une récession.

Ils parient notamment sur une nouvelle baisse de taux de la Réserve fédérale ce mois-ci après la première effectuée par surprise la semaine dernière. Donald Trump a accentué la pression sur la Réserve fédérale américaine (Fed) mardi en lui reprochant d'agir de manière trop lente.

Le président américain a déclaré qu'il allait lui-même prendre des « initiatives majeures » pour apaiser les inquiétudes des milieux économiques en demandant au Congrès d'approuver un ensemble de mesures budgétaires, notamment des allègements d'impôt sur le revenu.

Le rebond a aussi été favorisé par le redressement des cours du pétrole au lendemain de leur plus forte chute depuis la guerre du Golfe de 1991, liée à la rupture de l'accord entre l'Arabie saoudite et la Russie sur le plafonnement de leur production, et par des achats d'aubaine d'investisseurs à l'affût de bonnes affaires après leurs déboires de la veille.

La politique budgétaire est clairement le thème du jour, a dit David Carter, responsable de l'investissement chez Lenox Wealth Advisors.

Il est évident que certains investisseurs sont partis à la pêche en eau profonde en se disant que les actions sont tombées trop bas et trop vite. [Mais d'autres] essaient encore de percevoir la probabilité d'un véritable soutien budgétaire de la part de Washington.

David Carter, responsable de l'investissement chez Lenox Wealth Advisors

L'ensemble des 11 grands indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse.

Des valeurs particulièrement touchées lundi, comme les banques et les compagnies pétrolières, ont nettement rebondi mardi, à l'image de JPMorgan Chase (+7,77 %), plus forte hausse d'un Dow entièrement dans le vert, ou Marathon Oil (+21,2 %), meilleure performance du S&P 500.

Les compagnies aériennes ont elles aussi brillé, comme American Airlines (+15,3 %) et United Airlines (+12,4 %).

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