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Coronavirus : plus de 4000 morts dans le monde

Une femme et deux enfants portant des masques.

Le nombre de nouvelles infections journalières est en chute libre sur le sol chinois. Sur la photo: des passagers à l'aéroport international de Pékin.

Photo : Reuters / Thomas Peter

Agence France-Presse

Le bilan mondial des décès dus au nouveau coronavirus a dépassé mardi la barre de 4000 avec 17 nouveaux morts rapportés par la Chine, selon un comptage de l'AFP.

D'après le bilan établi mardi à 1 h (heure de Londres, Royaume-Uni) à partir de sources officielles, il y a eu 4011 décès en raison de l'épidémie, qui a contaminé plus de 110 000 personnes dans plus de 100 pays et territoires.

Par ailleurs, le président chinois Xi Jinping est arrivé mardi à Wuhan, l'épicentre de la COVID-19 et totalement bouclé depuis fin janvier, une première depuis le début de l'épidémie, a annoncé un média d'État.

Cette visite surprise intervient au moment où les mesures draconiennes de confinement prises par la Chine semblent avoir porté leurs fruits, le nombre de nouvelles contaminations ayant chuté de manière spectaculaire ces dernières semaines dans le pays.

Des rencontres avec des habitants, des médecins, des malades et des responsables politiques sont notamment inscrites au programme de sa visite d'inspection, selon l'agence de presse officielle.

Le nouveau coronavirus est apparu en décembre à Wuhan, avant de se propager dans tout le pays puis à l'étranger.

Le nombre de nouvelles infections journalières est en chute libre sur le sol chinois. Les autorités en ont rapporté mardi seulement 19, au plus bas depuis le 21 janvier. Parmi ces cas, 17 ont été enregistrés à Wuhan. Les deux autres sont des personnes venant de l'étranger.

Baisse de cas en Corée du Sud

La Corée du Sud, l'un des pays les plus touchés par le nouveau coronavirus, a fait état mardi de moins de 150 nouvelles contaminations, soit le nombre quotidien le plus faible en deux semaines.

Au total, 131 nouveaux cas ont été enregistrés lundi, ont annoncé les Centres coréens pour le contrôle et la prévention des maladies (KCDC), ce qui porte le nombre total de personnes infectées à 7513.

Trois décès ont par ailleurs été répertoriés lundi, portant le bilan de la maladie en Corée du Sud à 54 morts.

C'est le quatrième jour de suite que le nombre de nouveaux cas recule en Corée du Sud. Il est au plus bas depuis fin février.

La tendance à la baisse devrait continuer, avait déclaré lundi à ses conseillers le président sud-coréen Moon Jae-in, selon un communiqué de son cabinet, tout en exhortant les Sud-Coréens à ne pas relâcher la vigilance.

Les autorités sud-coréennes considèrent que le risque d'apparition de nouveaux foyers demeure, et les habitants ont été invités à éviter de se rassembler, à se garder notamment de participer à des manifestations ou à des offices religieux.

Plus de 60 % des cas recensés en Corée du Sud sont liés à l'Église Shincheonji de Jésus, une organisation accusée par certains d'être une secte. Une de ses adeptes, une femme de 61 ans, avait assisté à quatre cérémonies religieuses avant d'être confirmée comme porteuse du virus.

Le Japon prépare un projet de mesures d'« état d'urgence »

Le gouvernement japonais a approuvé mardi un projet de mesures d'« état d'urgence » qui permettraient aux autorités d'exiger le confinement et de réquisitionner des bâtiments pour les utiliser comme hôpitaux pour renforcer la lutte contre l'épidémie de coronavirus à cinq mois des Jeux olympiques.

Nous ne sommes pas actuellement dans une situation nécessitant de déclarer un état d'urgence, a néanmoins dit mardi à la presse le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

Le virus a infecté plus de 500 personnes à travers le Japon et a provoqué neuf décès. L'épidémie mondiale a soulevé des doutes sur la possibilité d'organiser les Jeux olympiques, dont l'ouverture est prévue le 24 juillet, même si les autorités affirment régulièrement que les préparatifs se poursuivent comme prévu.

À la différence de son voisin, la Corée du Sud, le Japon n'a pas mené de tests à grande échelle et le gouvernement de Shinzo Abe s'est trouvé sous le feu des critiques pour sa gestion de la situation à bord d'un navire de croisière, à quai près de Tokyo, sur lequel près de 700 cas ont été constatés au terme d'une quarantaine de deux semaines.

M. Abe avait créé la surprise en demandant récemment la fermeture des écoles publiques pour environ un mois.

Le projet annoncé mardi est une révision d'une loi de 2012 destinée à ralentir la propagation d'une nouvelle grippe. Le texte devrait être approuvé cette semaine. M. Abe devrait aussi annoncer séparément un plan d'aide financière pour faire face aux conséquences économiques de l'épidémie.

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