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  • Envoyé spécial
  • Mexique : grève du mouvement des femmes « Un jour sans nous »

    Le reportage de notre envoyé spécial Jean-Michel Leprince.

    Photo : Reuters / Daniel Becerril

    Radio-Canada

    Le mouvement « Un Dia sin Nosotras (un jour sans nous) » a été déclenché le mois dernier après les meurtres d'Ingrid et de la petite Fatima, sept ans.

    Un Dia sin Nosotras non seulement veut protester contre la violence envers les femmes, mais entend montrer aussi que les femmes sont indispensables pour l'économie et la bonne marche du pays, au travail comme à la maison.

    Écoles, banques, administrations publiques étaient soient fermées, soient partiellement paralysées en raison de l’absence des femmes, sorties dans les rues exprimer leur dénonciation des féminicides.

    Au moins 1006 femmes ont été victimes de violence en 2019, selon les chiffres officiels.

    Dimanche, une grande marche de femmes avait réuni 80 000 personnes à Mexico, tandis que des dizaines de milliers d'autres se réunissaient dans plusieurs villes du pays.

    Seules les policières n’étaient pas autorisées à se mettre en grève.

    Cependant, de nombreuses femmes, qui vivent de l’économie informelle, ont travaillé, car elles ne peuvent pas se permettre de perdre une journée de revenu.

    Ce mouvement a permis de briser le silence. Devant un grand collège de Mexico, des étudiantes accusent nommément des professeurs ou des camarades masculins d'agressions à caractère sexuel, qui restent souvent impunies.

    La première grève des femmes a eu lieu en Islande en 1975 et elle a radicalement changé la société de l'île.

    Le Dia Sin Nosotras aura-t-il le même effet sur la violence au Mexique?

    D'après un reportage de Jean-Michel Leprince

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