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analyse

Les mathématiques et le budget du Nouveau-Brunswick en cinq questions

Le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Ernie Steeves, en conférence de presse.

Le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Ernie Steeves.

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Michelle LeBlanc

Il y a deux calculs mathématiques qui sont importants pour le deuxième budget du gouvernement de Blaine Higgs. D’abord, il y a le grand classique : les revenus moins les dépenses. Dans ce calcul, le ministre des Finances Ernie Steeves fait bonne figure. Il pourra à la fois augmenter les dépenses et réduire la dette, grâce à une manne imprévue du fédéral. Le deuxième calcul est plus complexe et concerne la répartition des sièges à l’Assemblée­ législative. Les progressistes-conservateurs, minoritaires, trouveront-ils les appuis nécessaires pour adopter le budget et se maintenir en poste?

Voici cinq pistes de réflexion pour alimenter vos discussions.

1 - Les élections partielles

Deux élections partielles auront lieu le 15 juin. Il est possible qu’à cette date, l’Assemblée législative soit déjà en pause estivale. Théoriquement, même si les progressistes-conservateurs perdaient leur avantage numérique, ils pourraient se maintenir en poste jusqu’au prochain discours du Trône, à l’automne.

2 - La cohésion dans les rangs libéraux

Le député libéral de Saint-Jean Havre, Gerry Lowe, a laissé entendre qu'il pourrait voter en faveur du budget si le gouvernement acceptait de construire une nouvelle école dans sa circonscription et s'il revoyait les règles de l'imposition des grandes entreprises.

Gerry Lowe en entrevue à Radio-Canada, dehors dans un paysage hivernal.

Gerry Lowe est député libéral de Saint-Jean-Havre.

Photo : Radio-Canada / Graham Thompson

Le premier ministre Blaine Higgs a promis que le budget ne serait pas électoraliste. La question demeure : les députés – de toutes allégeances – seront-ils tentés de négocier leur appui au budget?

3 - Le risque des petits partis

Le Parti vert et l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick ont fait une percée historique lors des élections de 2018, remportant respectivement 12 % et 13 % du suffrage. Pourront-ils maintenir cet appui si des élections générales étaient déclenchées prématurément? Dans un tel contexte, ils pourraient faire le pari que les électeurs préfèrent qu’ils collaborent pour maintenir le gouvernement en poste. Risqueront-ils le mécontentement de l’électorat?

Répartition des sièges

Parti libéral : 20 (avec le président de l’Assemblée législative)

Parti progressiste-conservateur : 20

Parti vert : 3

L'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick : 3

Indépendant : 1

Sièges vacants : 2

4 - Les surplus du fédéral

Le gouvernement Higgs réussira à présenter un surplus budgétaire grâce à une surprise de 219 millions de dollars en transferts fédéraux. Le ministre des Finances Ernie Steeves peut donc se permettre de présenter un surplus de 125 millions de dollars. Avec cette somme imprévue, le gouvernement compte présenter quelques mesures populaires, comme l'augmentation des taux d’aide sociale.

5 - La COVID-19

Depuis la semaine dernière, les bourses mondiales dégringolent. Des pays d'Europe imposent des mesures de quarantaine à des millions de personnes. Dans ce contexte, le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, a parlé de la difficulté de tenir des élections, alors qu'il serait malavisé de tenir des assemblées publiques et de serrer des mains. Certains pourraient même avancer l’argument qu'il ne serait pas souhaitable, en contexte d'instabilité économique, de se lancer en campagne électorale.

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